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Ce message a été posté Jeu 1 Sep 2011 - 17:20

    Il s’était attendu à ce qu’elle lui sourit en retour, même vaguement, même à la limite, en se forçant un peu. Il avait tout du moins espéré qu’elle le regarde. Au lieu de ça, elle avait laissé son regard vide trainer dans le vague avant de se lever et de disparaitre sans piper mot. Juste comme ça. Comme désincarnée.
    Une vague de froid l’avait assailli une fois seul. La chaleur éprouvée quelques secondes auparavant n’était déjà plus qu’un agréable souvenir. Il se sentit pâlir un peu tandis que le sang désertait ses joues. Déglutissant avec difficulté, il resta là, à moitié assis, à moitié couché, appuyé sur son coude, son regard plein d’appréhension braqué sur la porte de la chambre. Dès qu’elle reviendrait, il se dépêcherait de lui demander si tout allait bien pour elle. Au fond il connaissait déjà la réponse, mais elle le répugnait un peu et il n’eut pas envie d’y croire.
    Du moins pas tout de suite. Car les minutes passèrent et Nora ne revint pas. Il restait là, sur le lit, planté comme un idiot, dans la demi-pénombre du baldaquin aux rideaux tirés. A travers ceux-ci, on pouvait discerner nombre de petites flammes vacillantes de bougie, et sans vraiment les voir, Thomas porta son regard sur elles.
    Ce qui aurait du être un moment paisible de repos et de contentement se transformait déjà en marasme d’angoisse et de question. L’alcool embrouillait les pistes qui plus est. Était-ce la boisson qui le faisait devenir paranoïaque ? Ou devait-il se fier à son instinct ? Il aurait préféré que ça soit l’alcool qui l’embrouille. Malheureusement la vérité penchait plutôt du côté de la seconde solution. Il le sentait dans ses tripes, mais il le sentait trop tard : Elle s’était forcée.

    Pourtant c’était elle qui l’avait incité, c’était son idée à elle ! Attendre encore lui aurait pesé mais il en aurait été parfaitement capable, il savait parfaitement se tenir à ce sujet. Pourquoi alors ? Pourquoi lui dire qu’elle était consentante alors que ce n’était pas le cas ? C’était totalement illogique, incompréhensible !
    Le pincement qu’il ressentait dans sa poitrine lui était douloureusement familier. C’était le même genre de pincement qu’il ressentait étant enfant, lorsque sur la voie neuf trois quart, il voyait la plus part de ses camarades de classe se faire étreindre par leur père, alors que le sien se contentait de lui promettre un coup de canne sur sa tête creuse s’il avait de mauvaises notes. C’était également ce même pincement qu’il avait ressentit lorsque Julian était sortit sous son nez avec Delilah Miles, deux jours après qu’il lui eut confié en être amoureux. Un mélange de rejet, de regret et de mélancolie mêlés à l’impression d’être aveugle, trop naïf et stupide. Et d’être prit pour un con par-dessus le marché.
    Il en regrettait pas de ne pas avoir couché avec cette blonde un peu plus tôt, mais il regrettait de l’avoir fait avec Nora à présent. Que faisait-il de travers pour qu’elle n’éprouve absolument aucun désir face à lui ? Il se sentait comme un crétin congénital, presque sale.

    Il ressassa ces pensées durant de longues minutes, hésitant d’aller frapper à la porte de la salle de bain pouvoir si tout se passait bien pour elle. Il resta pourtant là et fini même par s’allonger sur le côté, face à la fenêtre et dos à la porte. Il médita son angoisse un long moment avant de glisser dans un demi sommeil tracassé au quel l’alcool le contraignait. Puis en un clignement de paupière, le temps était passé sans qu’il ne s’en aperçoive vraiment. Ce qui le fit revenir à la surface fut un bref contacte sur sa joue et la voie de Nora.
    Le temps qu’il se redresse et émerge de sa torpeur, les bougies étaient éteinte et Nora couchée dans le lit, sur le côté elle aussi, dos à lui évidemment. Il cligna des yeux pour tenter de reprendre contenance, jeta un rapide regard sur la chambre avant de revenir sur son dos.
    Pas de discussion possible apparemment. Et l’angoisse d’obtenir la confirmation de ses doutes le poussa à ne pas insister plus.

    « Oh… hem… oui il – il est tard, c’est vrai… » silence… « Bonne nuit alors… »

    Il espéra encore quelques secondes qu’elle se retourne pour lui faire un sourire ou démontrer le moindre indice sur son état d’esprit, mais il n’en fut rien. Alors au bout d’un moment, Thomas se rallongea, et fini par s’endormir.
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Ven 2 Sep 2011 - 8:18

      « Tu sais où... la première fois. »

    La sang pure eut bien du mal à avaler sa gorgée de whisky quand elle repensa à cette scène gênante qu'elle avait tenté d'oublier autant que possible. Pour elle, sa première fois s'était déroulée quelques semaines plus tard entre les bras d'un homme qu'elle commençait à connaître et aimer. Pas ce soir là.

    En y repensant, même si c'était très lointain, il était probable qu'elle ait senti quelque chose d'indéfinissable sur le moment en plus de l'alcool. Elle n'y avait pas porté plus d'attention que ça, trop agacée et souhaitant se recoucher au plus vite. Peut-être qu'elle aurait du lui poser plus de questions avant de prendre la plus stupide résolution de son existence.

    Il fallait que toutes ses pensées s'arrêtent et qu'elle se concentre sur le présent, rien d'autres. Ressasser les évènements terminés n'avaient jamais été son fort, cela était bien trop inutile et prenait trop de temps et pour avancer, il fallait se fixer vers l'avant.

    Mais cette fois était différente et la brune restait bloquée sur la vision de son mari embrassant une autre femme qu'elle même si tout s'était passé sept années plus tôt. Ce qu'elle pouvait se trouver idiote.

      « Je ne sais même pas pourquoi je le prends mal comme ça, c'est stupide, je te t'aimais même pas du tout à cette époque. »

    La sorcière laissa son regard plonger dans le fond de son verre rempli de liquide ambré, elle adorait cette couleur si réconfortante et pourtant des larmes pointaient le bout de leur nez au coin de ses yeux. Par Merlin, quand est-ce que tout allait prendre fin et qu'elle pourrait enfin retrouver l'homme qu'elle aimait surement un peu trop fort ?

    Plus d'un an de séparation et même s'il était de retour, elle n'en voyait toujours pas le bout. C'était épuisant de faire comme si tout allait bien, que les changements opérés dans son mari ne lui faisait rien. Qu'il ne la touche plus comme avant, qu'il ne rigole presque plus et qu'il ne se confie pas à elle lui était de plus en plus dur mais les médicomages avaient dit d'être patients alors elle l'était.

      « Vous avez fait quoi ? Tu l'as juste embrassée ? Elle était belle au moins ? »

    Une boule douloureuse dans sa gorge l'empêcha de poser plus de questions et elle du se rabattre sur son verre désormais presque vide.

    Si seulement elle était restée un peu plus dans la Forêt Interdite, tout cela lui aurait été évité. Et maintenant qu'elle savait, elle voulait en savoir plus, c'était malsain et elle le savait. Mais cette fois, elle était incapable de faire comme si cela ne l'atteignait pas.
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Ce message a été posté Ven 2 Sep 2011 - 19:13

    Sa femme n’avait pas fait de commentaire sur sa dernière remarque, mais il nota tout de même que l’évocation de leur fameuse première nuit ensemble ne lui avait pas beaucoup plu. Lui non plus d’ailleurs, il rechignait toujours à revenir sur cette soirée-là. Embrasser une autre femme, rentrer saoul et déflorer son épouse sans qu’elle ne soit pleinement consentante, ça n’était pas quelque chose qu’il aimait à ressasser. Il avait plutôt tendance à délibérément oublier cette nuit-là parce que malgré les années, se replonger dans ce moment lui procurait une sensation de malaise.
    Et du malaise il en avait à revendre là tout de suite. Toujours assis jambes croisées, coude appuyé sur l’un de ses genoux, il se triturait nerveusement les cheveux, sourcils crispés par la culpabilité.

    Comme il aurait du se taire ! Pourquoi avait-il posé cette stupide question ? Surtout que maintenant, au vu de sa réaction et avec un peu de recule, il avouait que c’était plutôt saugrenu comme inquiétude. Il s’agissait de Nora après tout, et si quelqu’un pouvait se vanter de la connaître, c’était lui. Un an de séparation n’avait pas été assez pour qu’il oublie. Penser à elle avait même été son occupation principale et favorite durant onze interminable mois qui lui en avait parut cent.
    Tout ça pour dire qu’il savait qu’elle n’était pas ce genre de femme. Elle en était même très loin. Sauf qu’il avait du mal à se réadapté, à retrouver la moindre marque, il s’emmêlait les pinceaux jusqu’à en perdre les pédales comme ce soir. Il s’était monté la tête et avait saisit la première étrangeté dans le comportement de sa compagne pour nourrir des inquiétudes qui étaient déjà là depuis longtemps.
    Durant son ‘voyage’, il avait souvent angoissé à l’idée qu’elle décide de refaire sa vie avec un autre, du coup il avait presque cherché après.

    Et maintenant, elle pleurait derrière son verre d’alcool, avec la tête de l’épouse délaissée et bafouée. Trop mal pour rétorquer, il ne réagit donc pas à sa remarque sur l’inimitié qu’elle lui portait à l’époque. Pourtant elle savait que le sujet avait été plus douloureux pour lui que pour elle. Parce qu’à l’époque en question, lui l’aimait déjà. Du moins commençait-il. Thomas se contenta donc de cligner des yeux un peu plus lentement, juste le temps de se prendre la remarque dans les dents, sans broncher.

    Cela dit, il ne put empêcher la grimace lorsque les questions se mirent à pleuvoir.
    L’horreur, elle voulait des détails. Et sur ce point il allait devoir mentir parce qu’au vu de sa réaction, lui avouer qu’il y avait eu un peu plus qu’un baiser n’était pas envisageable. Il allait s’en tenir à cette version et ne pas en rajouter. Toute vérité n’était pas bonne à dire, c’était bien connu, et tant pis si ça paraissait un peu hypocrite. La voir pleurer lui retournait déjà bien assez l’estomac comme ça.

    « Je te l’ai dis Nora… je ne me souviens pas bien d’elle, j’avais beaucoup bu. C’était juste un stupide baiser et j’ai regretté tout de suite, d’accord ? Et ça a été la seule fois. La seule et unique fois » assura-t-il « Et ça ne se reproduira jamais non plus. J’peux te le jurer »

    Dans une grande inspiration, il se redressa un peu soudainement et quitta sa position pour se retourner et venir s’assoir tout à côté d’elle, contre la tête de lit. Il craignit un peu qu’elle le repousse, mais posa tout de même une main sur son ventre.

    « Je te demande pardon » répéta-t-il une fois de plus, déçu qu’il n’existe pas plus de formule pour s’excuser « Vraiment » ajouta le sorcier en rapprochant son visage de la joue humide de sa femme.

    Il vint d’ailleurs, de son autre main, cueillir quelques perles d’eau sur sa peau tachetée et tenta un demi sourire ou pointait la culpabilité.

    « Tu m’aime toujours ? » fit-il en se grimant d’une petite moue implorante.

    Il ne l’exagéra pas cela dit, ça n’était pas l’heure des blagues et des pitreries, il fallait qu’elle sente qu’il était sincère. Parce que de toute manière c’est ce qu’il était.
    Ce qu’il craignait surtout maintenant, c’est d’avoir émoussé la confiance qu’elle avait en lui. Le doute pouvait être un vrai poison, surtout pour un couple…
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Ven 2 Sep 2011 - 20:13

    Nora fondait, elle se liquéfiait complètement. Pas parce qu'elle pleurait comme une madeleine en fixant son verre mais bien parce que son mari la faisait se sentir comme une princesse qu'elle n'était pas. Des papillons par millier s'était soudainement mit à se battre dans son estomac et elle se redressa d'un coup, essuyant ses joues à l'aide des paumes de ses mains.

      « Bien sur que je t'aime toujours, je n'ai pas attendu onze mois pour me mettre soudainement à te haïr. Et surement pas à cause d'une probable lectrice de Sorcières Glamour qui se maquille comme la grosse Dame de Poudlard. »

    Elle renifla doucement avant de poser sa main droite sur celle de son mari. Il ne l'avait pas touché comme ça depuis si longtemps, et un fin sourire vint éclairer ses lèvres contrastant fortement avec les larmes qui commençaient à sécher sur ses joues.

    Le repousser ne lui était même pas venu à l'idée, la sorcière attendait ce genre de gestes de sa part depuis son retour. Ce n'était pas comme s'il l'évitait, il ne devait même pas se rendre compte d'ailleurs, mais il était distant. Cela contrastait terriblement avec l'homme qui l'avait quitté un jeudi matin pour prendre un portoloin défectueux.

      « En tout cas, j'espère vraiment qu'elle embrassait moins bien que moi et qu'elle était hideuse en pleine lumière. J'en doute car je connais tes goûts quoi que tu penses. Je sais exactement quand tes yeux vont dévier de leur trajectoire quand on marche au Chemin de Traverse pour se poser quelques secondes sur une sorcière... »

    Ailionora sourit plus largement cette fois tout en se détournant un instant de lui pour poser son verre sur sa table de nuit. Cela fait, elle serra fort la main de son époux et rapprocha son visage du sien pour l'embrasser avec tendresse au coin des lèvres.

    C'était passé, elle avait compris, digéré cette erreur de parcours qui était aussi sa faute à elle, si elle n'avait pas joué à l'iceberg pendant près de trois mois, rien de tout cela se serait passé. Et vu le regard et le sourire qu'elle affichait, Thomas devait avoir compris. Après tout il ne pouvait pas avoir oublié leur façon de fonctionner.

      « Et si tu veux tout savoir... »

    La brune ne put s'empêcher d'afficher son excitation tant elle était soudainement devenue fébrile. Elle s'empêchait de gigoter comme une puce pour ne pas en faire trop et se mordilla la lèvre avant de se lancer.

      « En fait depuis quelques mois... je nourris le calamar géant du Lac... il est énorme et franchement civilisé et agréable... pour un calamar. »

    Large sourire de la jeune femme.
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Ce message a été posté Sam 3 Sep 2011 - 16:42

    A l’évocation de Sorcière Glamour et de la Grosse Dame de sa Maison, Thomas ne put s’empêcher de laisser échapper un long rire d’où s’échappait une bonne part de la nervosité qu’il avait ressentit jusque là. S’y mêlait aussi le soulagement de la voir blaguer et de s’entendre dire qu’elle n’était pas fâchée. Parce que soulagé, il l’était. Pendant quelques instants il avait vu la situation déraper et lui échapper totalement, mais heureusement il avait réussi à déconnecter la colère et le ressentiment naissants chez son épouse.

    Plus léger, il emprunta donc un petit air coupable légèrement feint lorsque la jeune femme lui confirma qu’elle connaissait ses goûts en matière de fille. C’est vrai qu’à première vue, les petites brunes bouclées avec des tâches de rousseurs n’étaient pas exactement ce vers quoi il louchait en premier lieu. Généralement, les grandes blondes obtenaient plus facilement son attention, et c’était le cas depuis qu’il avait commencé à s’intéresser aux filles. C’était relativement cliché comme préférence m’enfin, quelle importance aujourd’hui ? Pour lui c’était tout de même Nora la plus belle.

    Thomas accueilli le baiser de sa femme d’un sourire tendre, tout en fermant quelques instants les yeux pour mieux savourer le contacte de ses lèvres. S’en suivit un haussement de sourcil interloqué.

    « Le calamar ? » répéta Tom avec une incrédulité amusée « Tu es sérieuse ? »

    Nora le lui confirma d’un petit signe de tête, son minois paré d’une moue ou se lisait le plaisir coupable.

    « C’est avec le calamar de Poudlard que tu me trompe ? » questionna-t-il, histoire de se laisser le temps d’en revenir.

    Le sourire de sa femme s’élargit encore, et il ne put faire autrement que d’éclater de rire. Il avait fait d’elle un monstre…
    Dire qu’il se souvenait d’elle, si rigide et si sage. Quels genres de surprise de ce type lui réservait-elle encore ? Plein, il l’espérait. Une fois de plus, ils s’embrassèrent mais ce fut lui cette fois qui réclama son du en se penchant vers elle.

    « Si tu veux tout savoir… je trouve ça vraiment très sexy »

    La main qui se trouvait toujours sur son ventre glissa vers les hanches de sa compagne tendit qu’il se penchait en avant pour capturer ses lèvres à nouveau, mais de manière plus gourmande cette fois. Il l’incita même à glisser lentement sur le dos pour la surplomber d’un air joueur.

    « Raconte-moi comment tu t’y prend » lui dit-il, avide d’entendre les détails et de l’imaginer toute seule au bord de ce lac, cernés de gargantuesques tentacules.

    Il se mordit la lèvre et tandis qu’elle se mettait à parler, plongea vers son cou pour le couvrir de baisers dévorants.
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Sam 3 Sep 2011 - 18:34

    C'était fantastique, superbe, un vrai bonheur. Il était là, pour de bon, son Thomas qui lui avait tant manqué. Il avait suffit qu'elle place le mot calamar géant et c'était parti et ça dégénérait déjà un peu... pour son plus grand plaisir.

    Assaillie par les baisers et les mains de son mari, la sang pure avait bien du mal à se concentrer sur son histoire et il y en avait à dire. Ca faisait partie du jeu, elle devait tenir le coup alors qu'il se faisait de plus en plus pressant. Peut-être qu'il allait s'immobiliser, reculer soudainement et lui souhaiter bonne nuit mais cette fois, c'était peu probable, elle le sentait au fin fond de ses entrailles.

      « Alors tous les samedis après-midi, je fais une trentaine de toasts... et je les beurre après ça... à la main... »

    La sang pure gloussa sur les lèvres de son mari alors qu'il revenait l'embrasser avec ferveur, il craquait déjà... petit joueur. Elle le repoussa doucement d'une main sur le torse et planta ses yeux bleus dans les siens, une lueur coquine dans le regard.

      « Je disais donc... à la main. Et ensuite j'attends minuit tapante pour transplaner à Poudlard et là je m'avance vers le Lac. Alors je jette deux pierres aussi loin que possible, toujours au même endroit... non mais tu m'écoutes ? »

    Nora posa son index sous le menton de son mari bien occupé à lui embrasser le ventre pour le forcer à la regarder. Il croyait échapper à son histoire ? C'était lui qui était venu la lui demander, quel malappris ! Avant de reprendre son récit, la sorcière tira néanmoins sur le t-shirt de son mari pour le lui retirer avec aisance. Cela fait, elle continua.

      « Et au départ, je jetai simplement les toasts les uns après les autres et ils disparaissaient en un rien de temps et avec le temps, c'est devenu de plus en plus intense. Un bout de tentacule qui s'approche de plus en plus souvent et maintenant il est presque totalement hors de l'eau. Et je pense qu'il peut compter, ou quelque chose qui y ressemble. Je t'assure ! »

    Oui, elle s'emballait.

      « Je fais toujours le même nombre et au trentième, tu peux être sur qu'il a disparaître très rapidement. Alors que je peux le faire patienter des fois une bonne dizaine de minutes entre deux, tu te rends compte ? En fait j'aimerai beaucoup écrire un article dessus mais j'ai peur que ça attire d'autres sorciers qui risqueraient de tout casser, ça serait terrible tu ne crois pas ? »

    Cette fois il ne daigna même pas répondre ou faire un mouvement de tête montrant qu'il écoutait, il laissa une de ses mains remonter sous la fine étoffe qui lui servait de haut de pyjama. Ailionora cessa de respirer quelques secondes, plus tellement habituée ce genre de sensations et fini par pousser un long soupir de contentement.

      « D'accord... je me tais. »
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Ce message a été posté Dim 4 Sep 2011 - 10:49


    Un petit rire vainqueur fit vibrer sa gorge lorsque la jeune femme décida d’arrêter de lutter pour faire place au mutisme. Il avait déjà gagné dis donc ! Sa femme avait autrefois fait preuve de beaucoup plus d’endurance, et même si ces fois là dataient d’il y a plus d’un an, il s’en souvenait comme si c’était hier.
    Combien de fois ? Combien de fois durant son absence avait-il repassé en boucle, encore et encore, tous ces moments privilégier avec elle, et chaque centimètre de son corps ? Des milliers de fois sans doute. Des dizaines de millier. Tout en priant de pouvoir la revoir un jour.

    Pourtant depuis son retour, la proximité ne s’était pas faite aussi simple. Cette foutue impression d’irréalité et de distance avec les choses l’avaient troublés. Il y avait pensé à plusieurs reprises évidemment, surtout le soir, en la voyant passer l’une de ces petites nuisettes enchanteresses pour venir s’allonger gracieusement à côté de lui. Mais il s’était rarement sentit à sa place depuis son retour, et comme c’était le désert qu’il continuait de voir lorsqu’il fermait les yeux, il s’était abstenu. Nora quant à elle, n’avait pas voulu le forcer à quoi que ce soit et s’était montré très patiente.
    Il avait surtout attendu que leur retrouvaille charnelle se passe à un moment donné où l’acte voudrait vraiment dire quelque chose, aurait une signification particulière. Il ne voulait gâcher ce moment là en allant trop vite, comme ça c’était passé au début de leur mariage. Ils avaient le droit à une espèce de seconde chance, Thomas avait décidé de ne pas la gâcher, c’était trop important. Et il avait bien fait car maintenant qu’ils y étaient enfin, tout prenait son sens.

    Le soulagement qu’elle lui soit restée fidèle tout ce temps, mêlé à celui d’être pardonné si vite pour cette stupide faute de début de parcourt, en y ajoutant l’étonnement mêlé de fierté de la femme qu’elle était devenue aujourd’hui, tout ça le grisait et lui faisait retrouver des sensations presque oubliées. Il se sentait plus ‘de retour’ là maintenant qu’il ne s’était sentit en deux mois.
    Est-ce que le fait d’avoir une main glissée jusqu’à sa poitrine jouait un rôle ? Celui de disposer de ses lèvres comme il l’entendait et de sentir ses cuisses encadrer ses hanches, de sentir les siennes s’agiter sous lui. Sûrement… c’était même certain. Quoi qu’il en fût, pour l’instant, le désert était très loin, oublié, à peine quelques limbes tout au fond de son esprit. Il se sentait bel et bien là, de retour. Comment faire autrement alors que se révélait peu à peu à lui le corps de cette femme qui lui avait tant manquer ?

    « Je t’ai connue plus endurante que ça » vint-il susurrer à son oreille qu’il dévora ensuite avec envie « C’est tout ? J’ai pas droit à la suite ? » sourit-il, taquin.

    Elle lui fit rapidement non de la tête, se contentant d’hoqueter son plaisir en faisant courir ses ongles sur son dos. Sa réaction lui arracha un nouveau rire, bien content de son petit effet et de la sentir aussi réceptive, à fleur de peau.
    Lui-même fut obliger d’étouffer un grognement lorsqu’il mit fin au supplice de l’attente pour passer aux choses sérieuses.

    « Ne fais pas trop de bruit… tu réveillerais les enfants » gloussa Thomas en venant se camper sur l’un de ses coudes, juste pour venir se contredire lui-même et donner plus de force à ses coups de reins.

    Il plaqua son front contre celui de sa partenaire puis ferma les yeux, bien content de ne trouver aucun grain de sable derrière ses paupières closes.
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Ce message a été posté Dim 4 Sep 2011 - 11:36

    La sorcière était extrêmement concentrée sur les moindres mouvements que son mari faisait, elle tentait de graver chaque moment dans un coin de sa tête. Et il avait fallu qu'il parle avant de venir poser son front contre le sien.

    Elle avait cessé de gémir dès qu'il avait parler des enfants et elle ne put plus cacher son fou rire après quelques secondes, forçant Thomas à abandonner sa position pour la fixer de nouveau. Il s'était immobilisé au dessus d'elle alors qu'elle tentait de se calmer avec difficulté.

    Leurs enfants, oui c'était à peu près ça. Ils devaient tous dormir à cette heure tardive. Keenan dans la chambre collée à la leur et Eireann juste en dessous, Jane quant à elle était toujours en déplacement.

      « Les enfants dorment mais c'est chez moi, j'ai le droit de faire du bruit avec mon mari si j'en ai envie... »

    Étouffant un nouveau rire, la jeune femme prit appui sur ses coudes pour rapprocher son visage de celui de son époux pour l'embrasser à pleine bouche. Ils n'avaient jamais été du genre sérieux, peut-être au départ, les premiers mois mais la suite n'avait plus été du même acabit. C'était bien simple, ils se connaissaient par cœur et n'avaient aucun tabou entre eux ce qui créait bien souvent des étincelles dès qu'ils se réunissaient charnellement.

    Ils avaient toujours vécu seuls avec Neldo et leur elfe semblait bien souvent disparaître dans les endroits les plus saugrenus ce qui faisait qu'ils n'avaient jamais eu besoin de se mettre de limites. Ce qui arrangeait fortement la jeune femme qui se savait bruyante quand son mari s'amusait avec elle.

    Et c'était ce qu'il se passait, leurs ébats avaient reprit, leurs deux corps se suivaient à merveille et Nora avait de plus en plus de mal à la mettre en sourdine ce qui lui valait des coups d'oeil amusés de l'homme au dessus d'elle. Il devait être ravi assurément et elle tentait par tous les moyens de trouver une méthode fiable.

    L'embrasser fortement, mordre son épaule, respirer différemment. La vérité était toute simple, il était bien difficile de se brimer et elle n'y avait jamais pensé plus tôt, mais ce serait leur lot quotidien si jamais elle acceptait de tenter de nouveau d'avoir des enfants. Elle s'était jurée de tirer un trait là dessus, et pourtant, cette pensée venait de lui traverser l'esprit, venue de nulle part.

      « Je n'y arrive pas ! Je veux qu'ils déménagent ! »

    La professeur de Poudlard attrapa le visage de son mari entre ses deux mains et soupira de dépit.

      « On leur dit de faire leurs valises demain ? Non, je sais. On devrait faire encore plus de bruits, comme ça ils partiront d'eux même ! D'accord ? »

    Cette solution lui paraissait la meilleure et elle redoubla d'effort après cela.
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Ce message a été posté Lun 5 Sep 2011 - 12:08

    Pas facile de se concentrer lorsque l’on devait réprimer fou rire sur fou rire. Et si encore, il avait été le seul à rire, les choses auraient été plus simples, mais ça n’était pas le cas. Nora pouffait sous lui, entre deux hoquets de plaisir, et elle n’y allait pas de main morte. A croire qu’elle voulait vraiment qu’on les entendre et réveiller toute la maisonnée. Thomas n’avait aucune envie de subir les sourire goguenard de son beau frère demain au petit déjeuner et il n’eut donc d’autres choix pour calmer les ardeurs de son épouse que de poser une main sur ses lèvres de celle-ci. C’était se priver de ses baisers fiévreux et de quelques coups de dents bien placés mais tant pis. De toute manière, leurs ébats se firent de plus en plus pressants et ne mirent plus très longtemps à prendre fin.

    Thomas ne roula pas tout de suite sur le côté comme il en avait l’habitude, il y a de cela une éternité lui semblait-il. Encore tout haletant, il délesta sa compagne de la main qui couvrait le bas de son visage pour qu’elle puisse l’accompagner dans un nouvel éclat de rire qu’il étouffa dans le matelas sous eux. Après un dernier baiser bruyant dans son cou, puis un autre sur ses lèvres, suivit d’un vrai dernier juste en dessous de sa gorge, il se recula enfin.
    Tous deux s’agitèrent pour se remettre dans le bon sens du lit et se couvrir de la couverture, juste après avoir réenfilé un minimum d’effet.
    Thomas accueilli la tête bouclée de sa femme au creux de son épaule et vint déposer ses lèvres sur le front de cette jolie brune. Une jolie brune qu’il avait l’impression de revoir pour la première fois, une seconde fois. Comme quoi, il y avait retrouvailles et retrouvailles, et ce soir, Thomas avait vraiment l’impression d’être rentré.

    Pour quelques heures du moins, cette impression dérangeante et étrange d’être à deux endroits en même temps, d’être là sans vraiment l’être, le déserterai complètement.
    Peut-être que demain, au réveil, il retrouverait ce pseudo malaise qui ne le quittait plus depuis son retour, mais en attendant il était tranquille et serein. Un vague sourire flottait sur ses lèvres sans qu’il ne s’en rende vraiment compte, tandis qu’un sentiment de légèreté venait flotter dans sa poitrine.
    Ses yeux clairs se perdaient dans ses pensées moins sombres qu’a l’accoutumée, et fixait sans le voir le tissu de leur lit à baldaquin.

    La vie était tout de même une belle chose, voilà à quelle conclusion il en arrivait. Une conclusion simple et délivrante. Il était juste dommage que si peu de personne le comprenne, et que tant de personne s’acharne à en faire quelque chose de froid et ne jurent que par le tourment.
    D’un petit froncement de sourcil, une idée pointa dans son esprit, qui fit s’effacer le petit sourire qu’il avait aux lèvres, mais qui n’empiéta pas sur sa bonne humeur et la paix intérieur qu’il ressentait.

    « Tu voudrais lire mon journal ? »

    C’était un peu sortit de nulle part, comme un cheveu sur la soupe, mais après tout pourquoi pas ? Après autant de temps, il était peu être venu le moment de lui en révéler plus sur son absence. Il se sentait enfin apte à supporter le poids de son regard une fois qu’elle saurait tous les détails de ses aventures. Du moins c’est ainsi qu’il le ressentait maintenant et peut-être le regretterai-t-il demain, mais pour l’instant, il avait le courage de le lui demander et il devait en profiter. Elle avait assez attendu après tout, elle aussi…
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Lun 5 Sep 2011 - 14:44

    Il n'y aurait pas pu avoir plus parfait comme retour à la normale dans leur vie de couple. Rire ensemble tout en se faisant plaisir était mille fois mieux qu'elle l'avait espéré. Quelques minutes plus tôt, elle pleurait à chaudes larmes après l'annonce d'une grosse erreur (du moins à ses yeux) et ils étaient maintenant enlacés, tout sourire comme des adolescents trop amoureux.

    Et il lui avait posé une question. Pas n'importe quelle question, celle qu'elle attendait depuis son retour. Le journal, son journal où il avait tout consigné pendant sa captivité. Le moment était enfin venu mais Ailionora eut un pincement au coeur en imaginant sa réaction après sa lecture.

    Elle savait en gros ce qui y était recensé mais il n'en parlait jamais. Et la sorcière voyait bien son état aussi physique que mental, ce n'avait pas été une partie de plaisir et la lecture risquait de ne pas être des plus agréable.

    Mais elle lui devait ça, et elle le ferait sans montrer aucun signe qui puisse le déranger. Elle était son épouse et prendrait sur elle. Ils avaient toujours tout partagé et rien n'avait changé en plus d'un an. La preuve était désormais dans son esprit et les draps pouvaient témoigner pour eux deux.

    Nora leva ses yeux clairs sur le visage de son mari et déposa un rapide baiser sur ses lèvres dans un sourire tendre. Elle le trouvait plus beau que jamais, ses ridules arrivés trop tôt et sa peau bien trop bronzée pour un anglais ne lui faisaient plus rien. Elle s'y était faite.

      « Bien sur que je veux. Laisse moi prendre une robe de chambre et on descend. »

    Un nouveau baiser sur ses lèvres et la brune quitta le lit conjugal, ses longs cheveux tombant dans son dos alors qu'elle enfilait en vitesse le long morceau de soie orange qu'elle aimait tant.

    Thomas l'imita bien vite, et ils quittèrent leur chambre main dans la main en silence pour se diriger vers les escaliers. Baguette à la main, arrivés dans le salon bien sombre, la jeune femme fit s'éclairer toutes les bougies dont elle raffolait.

      « Neldo ? »

    Leur elfe de maison était en plein milieu du salon, ses grands yeux plantés sur eux comme s'il était prit sur le fait du pire des crimes. Il ne bougeait pas, espérant peut-être simplement qu'ils ne le voit pas... c'était peine perdue.

      « C'est une robe de Jane... »

    Nora ne put finir sa phrase, la créature avait disparu dans un pouf sonore, emportant avec lui la jolie robe verte de Jane Callaghan. Madame Macnair pouffa de rire en fixant son mari et ils continuèrent de se diriger vers le bureau que Thomas referma en silence avant de se diriger pour prendre l'objet dont ils parlaient un peu plus tôt.

    La sang pure le saisit de ses petites mains et tourna le dos à son mari pour s'avancer vers un des fauteuils de la pièce dans lequel elle se laissa tomber.

      « T'as pas une cigarette mon amour ? »

    Un peu de courage...
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Ce message a été posté Lun 5 Sep 2011 - 20:53

    Une chose était certaine, sa femme l’avait prit au mot. Il avait lancé sa proposition, poussé par un élan de bien être qui l’avait mit en confiance, et Nora avait presque littéralement sauté sur l’occasion. Quelques secondes plus tard elle enfilait sa robe de chambre, prête à descendre d’un étage pour rallier son bureau.
    Thomas était un peu surpris, un peu refroidi aussi. Il l’avait proposé, c’était son idée et il était sincère, mais il s’était dit qu’ils s’y mettraient sans doute seulement le lendemain. Il s’était plutôt imaginé lui tendre son journal et puis s’éclipser quelque part, ailleurs, durant la lecture.
    Ca n’allait pas se passer comme ça cela dit. Là, au beau milieu de la nuit, ils allaient quitter la douceur rassurante des draps pour s’enfoncer dans la pénombre jusqu’à son bureau.
    Thomas s’en voyait rempli d’appréhension, d’un trac qu’il n’arrivait pas à raisonner.

    Du moins, ce fut le cas jusqu’à ce qu’une petite silhouette drapé d’une robe inconnue ne se dresse sur leur route. Perplexe, les sourcils clairs du sorcier se haussèrent d’incrédulité.
    C’était un petit peu bizarre cette manie qu’avait Neldo d’enfiler des robes de femmes lorsque tout le monde avait le dos tourné... Thomas avait oublié ce détail durant son absence. L’incongruité de la chose eut pour effet de désamorcer la bombe qui s’était mise en route à l’intérieur de son cerveau paralysé par l’appréhension.
    Le rire de sa femme l’obligea à rire à son tour. Avec moins d’entrain qu’un peu plus tôt, mais tout de même.

    Une fois dans sa pièce, il ne fit pas durer la torture plus longtemps et lui fourni immédiatement le calepin, bouclé dans l’un des tiroirs de son large bureau. Dans un soupir un peu nerveux, il l’observa s’installer dans un coin. Déglutissant péniblement, il acquiesça sans parler lorsque son épouse lui demanda une cigarette. Il ouvrit un second tiroir et ne tira un paquet de Gauloise ou subsistait juste quelques survivantes. Il se saisit d’une première qu’il alluma, avant de la tendre à sa femme, puis d’un seconde pour lui-même. Il tira quelques bouffées nerveuses et se gratta le front du pouce.

    « C’est… c’est un peu long évidemment. Ca s’étale sur plusieurs mois alors… tu n’es pas obligée de tout lire ce soir » précisa-t-il, mal à l’aise dans ce silence nocturne si épais et dense « Parfois c’est un peu difficile à déchiffrer parce que… enfin les conditions n’étaient pas toujours excellentes et… parfois ça ne veut juste rien dire du tout » sourit-il, toujours aussi nerveusement « … y’a toute une période où j’étais fiévreux alors… c’est totalement décousu et… oui, il y a deux ou trois dessins aussi… hum… enfin je te laisse lire » conclut-il en songeant qu’il valait mieux mettre fin à son supplice et s’arrêter de parler.

    Ne désirant pas trop l’observer parcourir les lignes de son journal, il préféra se retourner pour lui tourner le dos, afin de faire face à l’unique fenêtre de la petite pièce qui donnait sur le jardin avant. D’une main une peu moite, il ouvrit le battant et laissa rentrer l’air frai de la nuit ainsi que le chant de quelques insectes de pelouse. Il préféra se plonger dans ses pensées et laisser le temps s’écouler lentement, sans trop prêter d’attention à son épouse derrière lui. Une fois sa cigarette terminé, il quitta quelques instants la fenêtre pour se servir un verre d’hydromel laissé par Keenan dans son bureau un soir de la semaine précédente, qu’il accompagna d’une nouvelle Gauloise.
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Mar 6 Sep 2011 - 9:39

    Il était mal à l'aise et terriblement stressé, cela transpirait par tous les pores de sa peau, il était bien simple pour son épouse de le remarquer même s'il tentait de faire comme si de rien était. Il avait de quoi mais en même temps pas vraiment.

    Pensait-il réellement que la regard de sa femme allait changer du tout au tout après avoir passé quelques heures le nez dans son journal ? Garder tout cela pour lui n'était peut-être pas la meilleure solution, ils n'auraient pas à en parler s'il ne le souhaitait pas mais elle saurait. Et c'était là le plus important.

    Nora aurait voulu avoir quelque chose à lui donner en retour mais elle n'avait rien écrit, à aucun moment. Les premiers mois avaient été atroces et elle se serait bien laissé mourir si son père ne l'avait pas forcé à se nourrir. Au moins, personne ne l'avait forcé à sortir de sa chambre ou à reprendre le travail, elle leur en était d'ailleurs bien reconnaissante avec le recul.

    Peut-être voudrait-il un jour avoir accès à ses pensées via une pensine ? Ce ne serait pas forcément beau à voir mais ils auraient tout deux partagés leur vécu sur cette période sombre de leur histoire.

    Mais le temps n'était pas aux questions, la brune avait le nez bien trop plongé dans les écrits de son homme. Il était désormais seule dans sa minuscule cellule, son dernier compagnon venait de mourir. Ce n'était que le début et la sang pure avait déjà la gorge sèche, sa cigarette ne l'aidait pas vraiment d'ailleurs.

    Et elle tourna pages après pages, sombrant très vite totalement dans les mots de Thomas, ne comprenant parfois pas tout ce qu'il souhaitait dire. Mais l'essence même de ce qu'il avait ressenti lui pénétrait le coeur avec douleur.

    La sorcière eut bien du mal à ravaler ses larmes à certains moments, surtout quand elle sentait qu'il avait l'impression qu'il n'allait plus tenir bien longtemps. Et comment aurait-il pu penser le contraire ? Tout cet endroit n'était que douleur et maladie, le voir dans l'était qu'il était aujourd'hui paraissait du miracle après avoir épluché son ouvrage.

    Le temps continua de passer, il y eut de nombreux moments où elle se sentit coupable de ne pas être partie avec lui. Spécialement quand il parlait d'elle, elle était d'ailleurs un sujet récurrent dans son journal mais cela ne la fit pas vraiment sourire, le reste était bien trop terrible.

    Thomas dormait dans sa grosse chaise moelleuse de bureau quand elle referma son journal. Le soleil était levé et ses yeux lui piquaient pour plein de raisons, le manque de sommeil, les larmes réprimées, l'émotion, le manque de clignements de paupières mais cela lui importait peu. Ses articulations craquèrent quand elle se redressa totalement et elle retint un petit gémissement douloureux quand elle réalisa sa raideur.

    Ailionora s'avança avec légèreté jusqu'au bureau et y déposa le journal avant de le contourner complètement pour s'agenouiller devant l'énorme fauteuil en cuir où son mari somnolait. Elle déposa sa tête sur ses genoux en tentant de ne pas le réveiller et ferma les yeux de longues secondes. Même si la position était diaboliquement inconfortable, elle avait besoin de le sentir respirer près d'elle et tant qu'il ne bougerait pas, elle en ferait de même.
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Ce message a été posté Mar 6 Sep 2011 - 18:37

    Il était resté longtemps, debout devant la fenêtre, à observer l’aube se frayer lentement un chemin par-delà l’horizon. Ses yeux clairs et voilés par quelques pensées qui le ramenaient plusieurs mois en arrière parcouraient l’herbe humide de rosée de son jardin, mais sans jamais vraiment la voir.
    Mécaniquement, Thomas avait continué de fumer et d’enchainer les cigarettes jusqu’à ce que son paquet ne soit complètement vide. Une fois cela fait, il avait rincé sa gorge de quelques nouvelles lampées d’hydromel avant de prendre place dans le large fauteuil de cuire qui trônait devant son bureau massif et quelque peu encombré.
    Ses deux mains allongées sur les accoudoirs, la nuque bien callée contre le rembourrage du dossier, il s’était bercé quelques instants, pivotant son siège de gauche à droite d’un mouvement machinal.

    Son regard s’était alors porté sur sa femme et il l’avait fixement observé. Pas une seule seconde elle ne lui avait rendu son regard. Ses propres yeux d’un bleu d’océan étaient restés accrochés aux nombreuses lignes qui paraient son journal. Elle dévorait ses écrits avec plus d’avidité qu’il ne l’avait imaginé, comme hypnotisée. Et cela faisait si longtemps qu’elle lisait maintenant que toute nervosité l’avait pratiquement déserté. Après tout, à quoi bon écrire un journal si c’était pour en garder le contenu secret ? Quelle autre utilité pouvait bien avoir un journal si ça n’était de faire partager le récit qu’il contenait ? S’il devait attendre d’être complètement prêt pour se faire, le moment ne viendrait jamais, alors même s’il avait presque regretté sa proposition au début, il n’en n’était plus rien à présent.

    Thomas ne réalisa même pas qu’il s’était endormit. Apaisé et épuisé, il s’était tout simplement laissé aller à quelques rêveries pour finir par sombrer complètement. Aucune idée du temps qu’il passait ainsi dans les bras de Morphée, mais lorsqu’il revint lentement à lui, il faisait complètement jour.
    Une pression au niveau de ses genoux le fit réaliser pourquoi il s’était réveillé et d’un petit mouvement de tête, il baissa les yeux sur la silhouette de sa femme, blottie contre lui et silencieuse.

    Emergeant enfin complètement des embruns du sommeil, il prit une longue inspiration, une main passée sur son visage et ses yeux brûlants. Il se redressa doucement et Nora releva donc la tête à son tour. Un coup d’œil sur son bureau plus tard, il constata que cette interminable et éprouvante séance de lecture était terminée. Son journal reposait sur sa surface boisée du meuble devant lui, refermé sur les secrets qu’il contenait.

    Avait-elle tout lu ? Chaque page ? Chaque phrase ? Le récit de la mort de chacun de ses collègues et la violence de leur capture ? Le travail forcé durant des mois ? L’absence de fenêtre et la perte totale de toute notion du temps ? Les pauvres bêtes qu’il avait du découper vivantes pour le bon plaisir de ses ravisseurs et les meurs sauvages de ceux-ci ? Cette attaque venue de nulle part qui l’avait laissé seul au milieu des cadavres ? Sa fuite dans le désert et la famine atroce qui lui avait dévoré les entrailles ? Sa chute et son interminable convalescence dans une tente brinquebalante et trop chaude ? La fièvre et tous les délires qu’il avait consignés sur papier ? L’homme qu’il avait tué d’une balle en pleine tête ? Sa relation étrange avec ces moldus nomades ? Avait-elle vraiment tout lu ?

    Il l’interrogea d’abord du regard, puis se raclant la gorge, reprit pleinement possession de ses moyens.

    « Intéressante lecture ? » lança-t-il d’un ton monocorde.

    Il attendit qu’elle donne un avis, commente, qu’elle s’exprime, avec un brin d’appréhension tout de même. Cela dit, il lui saisit la main et l’incita à se relever, l’extrayant de cette position inconfortable qu’elle avait adoptée pour la faire s’assoir sur ses genoux à la place. Une main dans le creux de ses reins, il lui adressa un vague sourire qu’il eut bien du mal à rendre sincère.
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Mar 6 Sep 2011 - 20:45

    Il s'était éveillé terriblement vite et pourtant ce n'avait pas été le but premier de son geste. La sorcière avait simplement voulu sortir de ce qu'elle venait de lire en se rappelant une fois pour toute que tout était bien fini et qu'il était avec elle, qu'il ne la quitterait plus et qu'il était sien.

    La question de Thomas ne la rassura pas plus que ça mais le fait qu'il la relève pour la faire asseoir lui enleva un poids sur le cœur. Elle avait tellement peur qu'il regrette et qu'il se remette soudainement à agir comme à son retour. Froid, distant et tout ce qui n'était pas lui. Mais ce n'était pour le moment pas le cas.

    Une fois assise sur lui, Nora laisse sa tête basculer sur son épaule, elle était terriblement fatigué. Sa nuit avait été d'une longueur inouïe et elle n'avait pas fermer l'œil une seule seconde ou alors pas pour dormir.

      « Oui, c'était très instructif, tu as été plus que prolifique... »

    Elle sourit légèrement avant de relever sa tête pour l'embrasser avec douceur, histoire de calmer le jeu et la conversation qui risquait de suivre.

    Il n'avait peut-être pas envie d'en parler, peut-être le simple fait de savoir qu'elle l'ait lu lui suffisait, elle était incapable de savoir ce qu'il voulait réellement. Ils n'avaient pas vraiment reparlé de son séjour lointain depuis son retour. Des mots, des impressions, des anecdotes mais rien en profondeur.

    Désormais ils savaient tout deux ce qu'il s'était passé et elle ne risquait pas de l'oublier. Cet élan de partage lui faisait chaud au coeur mais certains côtés de son mari lui avaient été dévoilés et la sang pure n'aurait jamais imaginé qu'il soit capable de ça.

      « On est pas obligés d'en parler si tu ne veux pas, je ne pense pas qu'il y ait de mots assez forts pour exprimer ce que je ressens. C'est terrible, ce qui t'est arrivé est atroce et je suis la plus heureuse des femmes de savoir que c'est terminé. Tu es de retour et tu ne repartiras jamais là-bas, tout ça est derrière toi même si tout ça restera à jamais gravé en toi. »
    Ses propos lui semblaient vides de sens, est-ce qu'il comprenait ce qu'elle essayait de dire ? Les mots étaient parfois bien inutiles et ne transmettaient absolument pas les sentiments que l'on avait. Tant pis, ils devraient faire avec.

      « J'ai aussi noté qu'on a tenté de te marier avec une autre femme que moi... »

    Un peu d'humour pour détendre l'atmosphère mais cela ne sembla pas réellement prolifique.

      « Je sais que c'est rien du tout comparé à toi mais j'ai tué un homme sur le Chemin de Traverse. Il s'amusait avec un endoloris sur une femme et je l'ai tué, je sais même pas pourquoi j'ai lancé ce sort au lieu d'un autre... je crois que je ne regrette même pas... »

    Ailionora ferma ses yeux sur l'épaule de son mari et attendit qu'il enchaîne, peut-être qu'il n'y avait rien à dire et simplement tenter de passer sur tout ça et se laisser vivre. Enfin.
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Ce message a été posté Dim 11 Sep 2011 - 0:13

    Nora semblait avoir deviné qu’il n’aurait pas envie de s’étendre sur le sujet. Il avait déjà partagé son maximum en l’autorisant à lire son journal. Si en plus il fallait en débattre, il risquait de vivre cet échange moins bien que ça n’était le cas pour l’instant. Le journal avait rempli sa fonction première, à savoir : raconter son histoire à sa place, pour qu’il n’ait jamais à l’articuler lui-même. La simple idée de mettre des mots sur certains passages lui procuraient une sensation affreuses et trop désagréable pour être descriptible. Une espèce de mélange de gène, d’horreur, d’angoisse et de manque. Une impression de vide, d’être en décalage avec le reste du monde.
    C’était peut-être un rien lâche de compter sur son journal pour faire tout le sale boulot, mais c’était plus fort que lui et de toute manière, il manquait bien trop de sommeil pour avoir le courage et l’énergie d’aller à l’encontre de tout ça.
    S’ils devaient en parler un jour, ça ne serait pas celui-ci.

    Thomas préféra donc ne rien répondre du tout aux commentaires de son compagne, se contentant d’accueillir son étreinte et de poser une joue sur son front.
    Il esquissa tout de même un faible sourire à l’évocation de la proposition de mariage. Avec du recule, l’anecdote paraissait plus étrange et déplacée encore qu’elle ne l’avait été sur le coup. D’ailleurs il l’avait presque totalement oublié et son épouse venait de le lui rappeler.
    Cela dit, même si il avait eu un commentaire à faire l’aveu que sa femme lui confia par la suite le dissuada de le faire.

    Redressant la tête pour poser sur elle un regard en biais, il mit quelques instants avant d’intégrer l’information. Il imaginait mal Nora tuer un homme, du moins ce fut sa première pensée à ce sujet. Mais, sourcils froncés, il réalisa après quelques instants de réflexion qu’en fait, ça n’était pas si étonnant que ça. Nora avait toujours fait preuve d’une froide intransigeance lorsque la situation l’exigeait, elle qui pouvait se montrer si douce et conciliante. Il y avait beaucoup de souplesse chez elle, mais c’était une souplesse qui lui était venue avec le temps. Et elle lui avait par mainte fois prouvée par le passé son aptitude à gérer les situations de crises. Elle savait se montrer tranchante il le savait.
    Surtout qu’aujourd’hui, après tout ça, l’anecdote ne le choquait plus tant que ça. Il y a deux ans encore, sans doute aurait-il mal vécut cette révélation, aujourd’hui ça n’était plus du tout le cas.
    Il avait lui-même ôté la vie durant son absence, avec l’arme à feu dissimulée dans son tiroir. Ce souvenir lui glaça le sang l’espace de quelques secondes et il préféra le chasser. Peu importe ce qu’ils avaient fait, c’était du passé.

    « A quoi bon regretter de toute façon ? » commenta-t-il simplement « C’est fait maintenant. Ca n’est plus la peine d’y penser »

    C’était peut-être se mettre la tête dans le sable, mais pour le moment il ne voyait aucune autre solution pour réussir à reprendre une vie normale.
    Puis après avoir tourné son regard vers la fenêtre où s’engouffraient quelques frêles rayons d’un soleil blafard et matinal, il reporta ses yeux clairs sur la jeune femme.

    « Une grasse matinée dominicale, ça te dis ? » sourit-il en coin, plus serein qu’il ne l’avait été depuis longtemps.


Dernière édition par Thomas A. Macnair le Dim 11 Sep 2011 - 18:45, édité 1 fois
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Dim 11 Sep 2011 - 14:58

    Nora était soulagée, tout s'était bien passé, il n'y avait pas eu de retour de flammes et elle ne put qu'afficher un large sourire à sa proposition de retourner se coucher tous les deux. La nuit avait été longue, très longue, pleine de sensations en tout genre et ce repos était plus que mérité.

    La sorcière allait quitter les genoux de son mari pour se remettre sur pieds mais changea d'avis quand elle posa son regard sur son visage qu'elle ne pouvait pas se lasse de regarder. Elle se pencha en se faisant aussi légère que possible et captura les lèvres de son mari pendant de longues secondes. Une sorte de merci à sa manière qu'elle conclu d'une caresse sur sa joue piquante.

      « Si je pouvais, je t'épouserai encore une fois. »

    Quittant sa position, elle passa une main dans ses longs cheveux noirs et s'avança lentement vers la porte du bureau si bas de plafond. Quelle idée il avait eu en créant cette pièce de cette manière, du grand Thomas.

    Leur mariage ne leur avait pas vraiment appartenu, ils n'avaient choisi aucun invité, ni aucun des repas, encore moins les cadeaux divers et variés pour la plupart inutiles et de goût plutôt douteux. La mode sept ans plus tôt semblait être d'offrir des chandeliers en quantité, tellement de chandelier, ils avaient du en recevoir une bonne vingtaine. Tous dépareillés bien entendu, ils avaient presque tous finis revendus ou fondus par Tom pour des expérimentations quelconques qui lui venaient à l'esprit.

    Ils quittèrent cet endroit pour repasser au salon... où Neldo n'était pas visible, probablement endormi dans la robe de Jane sur la robe de mariée que Nora lui avait offert sans réfléchir deux fois. Qu'il se repose, il n'était pas leur esclave; plus un colocataire, l'équivalent pour eux d'Alfred dans Batman.

    Grimpant les escaliers en silence après être passés devant la chambre d'Eireann, le coup rejoignit sa chambre dont ils fermèrent la porte bien vite.

    La brune se laissa tomber sur le tabouret qui faisait face à sa coiffeuse et peigna ses longs cheveux noirs en fixant son mari dans le miroir qui reprenait place dans leur lit. Ailionora abandonna sa robe de chambre et passa une main distraite sur son épaule. Elle pouvait sentir aisément les quatre fines lignes gravées dans sa peau à jamais, le loup garou n'avait pas eu plus d'accroche que ça, et juste au dessus la dernière encore rose et sensible, cadeau des centaures de la Forêt Interdite.

      « Si tu es sage cette semaine, je te raconte ma rencontre avec les centaures samedi prochain... »
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Ce message a été posté Dim 11 Sep 2011 - 19:14

    Voilà, le moment difficile était terminé, et il s’en était plutôt pas mal tiré en fin de compte. Nora aussi d’ailleurs. A vrai dire c’était même elle qui s’en était tiré le mieux en réussissant à ne pas le faire se sentir trop prit au piège. Elle avait su lui montrer l’intérêt qu’elle portait à son histoire, tout en ne faisant pas peser sur lui un regard de jugement ou de pitié. L’idée même continuait de lui glacer le sang et il avait eu peur de s’y être mal prit, ou prit trop tôt. Il s’avérait que non et il ne s’en sentait que plus léger maintenant, sa femme ayant fait preuve de beaucoup de délicatesse, comme souvent. Elle le connaissait bien et savait qu’il aurait détesté qu’elle commence à s’apitoyer sur son sort. Peut-être même qu’un jour il arriverait à en parler avec elle et à mettre des mots sur tout ça. En attendant, il avait fait un premier pas et ne regrettait plus de l’avoir fait.

    Il s’extirpa donc de son fauteuil une fois que son épouse se fut relevée, pour lui emboîter le pas jusqu’à la chambre sans réveiller personne. Il prit rapidement place sous le drap, et coinça ses deux mains sous sa nuque relevée par son épais oreiller coloré. Il observa sa compagne brosser ses longs cheveux sombres et floutés de grandes boucles sauvages.
    Durant son absence, il l’avait imaginé faire ces exactes mêmes gestes un bon milliard de fois. Simplement peigner ses longs cheveux souples et doux, dos à lui, devant sa coiffeuse. Il croisa son regard plusieurs fois dans le reflet que lui renvoyait son miroir, savourant d’enfin pouvoir pleinement goûter l’instant, sans se sentir en permanence talonné par le désert et le souvenir de cette chaleur aride et étouffante.

    Puis il l’observa se dévêtir et longea son dos nu d’un regard un peu rêveur. Une fois de plus, il remarqua les quelques cicatrices qui parsemaient sa peau envahies de tâches de rousseurs. Un faible rictus vint étirer ses lèvres. Il s’était souvent posé la question mais ne l’avait jamais vraiment formulée, car il craignait les questions en retour. S’il l’interrogeait sur ses cicatrices, elle risquait de lui retourner ses questions et de l’interroger sur les siennes, et comme il l’avait aucune envie de parler de tout ça, il avait mit de côté sa curiosité. C’était idiot mais plus fort que lui. Aujourd’hui que la situation se débloquait, il en était heureux. Il avait hâte qu’elle lui raconte ses aventures mais ne la presserait pas non plus. Samedi prochain c’était très bien. Après tout, ils avaient tout leur temps maintenant…

    Il l’observa ensuite enfiler sa nuisette et venir s’installer à ses côtés. Il l’accueillit avec plaisir à sa gauche et, restant muet, se contenta de déposer une baiser dans le cou de la jeune femme, savourant la chaleur de sa peau sous ses lèvres.
    Quelques minutes plus tard à peine, Thomas dormait à point fermé, d’un sommeil apaisé, sans se faire harcelé par le moindre cauchemar ou souvenir perturbant.
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