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PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Portoloin :: A l'étranger :: Habitations
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Ailionora Ó'Broin
Ailionora Ó'Broin
Messages : 1043 Crédits : Billie
Age du personnage : 27 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Directrice des Serpentards - Professeur de soins aux créatures magiques
Faction : Ordre du Phénix
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Ce message a été posté Lun 22 Aoû 2011 - 17:54

    Deux mois, à quelques jours près. C'était tout ce temps qui s'était déroulé depuis que son mari avait été de retour. Les choses semblaient revenir peu à peu en ordre même si certains bouts de son mari semblaient bel et bien envolés.

    Il était le même tout en étant différent. Son rire qu'elle aimait tant ne résonnait plus autant qu'avant chez eux, il était très souvent dans son monde et ce qui l'inquiétait le plus était son appétit qui avait diminué de moitié. Au moins cela leur ferait des économies, autant voir positif !

    Leur vie à cinq au cottage était désormais bien réglée, tout se passait pour le mieux et les éclats de voix entre Keenan et Eireann étaient de plus en plus rare. On aurait presque pu dire que tout allait bien.

    La jeune brune de son côté profitait de l'accalmie de l'été. Plus d'élèves pour inventer les pires idées, fini les BUSEs et ASPICs à corriger, il ne fallait plus qu'attendre la rentrée des classes et juste avant cela, les élections.

    Cela lui rappela par ailleurs que Wilhemina et ses acolytes (dont elle faisait partie) faisaient profil bas, et elle commençait à sentir tout au fond d'elle que quelque chose de bien plus grand qu'elle se préparait. Quoi ? Aucune idée, si elle était concernée, elle le saurait bien assez tôt.

    Mais pour le moment, Ailionora était subjuguée par la taille du tentacule qui s'approchait de plus en plus de son bras et de sa main tenant un des toasts qu'elle avait préparé avec amour avant de partir. Elle était folle et jouait avec le feu et le pire c'est qu'elle le savait. Mais comment cesser ces rencontres du samedi soir alors que tout allait de mieux en mieux ? Au départ elle n'avait même pas le temps de voir quoi que ce soit, les toasts posés sur l'eau disparaissait dans un 'plop' et après de bien longues rencontres, elle pouvait le toucher. Pour le moment ce n'était que quelques tentacules qui venaient réclamer leur nourriture favorite mais elle ne désespérait pas de voir une nouvelle fois un des immenses œil qu'elle avait aperçu trois samedis plus tôt.

    La sorcière prit tout son temps pour le nourrir et il finit par disparaître totalement quand il réalisa qu'elle n'avait plus rien à lui offrir. Tant pis, Nora transplana devant son portail et rentra sans faire de bruits dans la maison aux multiples habitants. Toutes les lumières étaient éteintes, ils devaient tous dormir ou être absents.

    Mais peu lui importait, elle sentait encore ses joues rougies par le plaisir d'avoir passé une soirée si spéciale et son adrénaline était bien élevée. Il était presque trois heures, et elle allait avoir du mal à s'endormir. Comme chaque samedi pour être honnête.

    Elle fut aussi silencieuse que possible et pénétra en catimini dans sa chambre elle aussi plongée dans la pénombre. Heureusement pour elle, la fenêtre était ouverte et elle pouvait se fier à la lumière de la Lune. La jeune femme se débarrassa d'abord de sa robe qu'elle laissa tomber au sol puis ôta les nombreuses épingles qui retenaient sa longue chevelure et alors qu'elle s'apprêtait à retirer son soutien gorge, la lumière s'alluma dans son dos, lui arrachant un cri de surprise.

    La main sur le coeur, elle se retourna pour faire face à son mari qui était bel et bien éveillé.

      « Chéri, tu m'as fait une peur bleue, j'aurai pu te stupéfixer si j'avais ma baguette en main. »

    Elle lui sourit avec chaleur et quitta ce qui lui restait sur le haut du corps avant d'enfiler un débardeur.

      « Je t'ai réveillé ? »
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Ce message a été posté Mar 23 Aoû 2011 - 11:38

    Allongé seul sur son lit dans la pénombre, un bras derrière la nuque, Thomas observait le haut de son lit à baldaquin éclairé par la lune. Les rayons argentés de l’astre se déversaient dans la chambre par la fenêtre entrouverte dont les rideaux n’avaient pas été tirés. Il était tard déjà, et les yeux lui brûlaient de fatigue, pourtant il ne cherchait pas vraiment le sommeil. Ses pensées et l’attente le gardaient éveillés.

    Passé deux heures déjà, et comme tous les samedis, Nora passait une partie de la nuit ailleurs. En deux mois, il avait fini par remarquer cette absence chronique et s’était attendu à ce que sa femme finisse par lui expliquer ce qu’elle fabriquait. Elle n’en n’avait rien fait et il s’était dit du coup qu’elle n’avait en fait pas envie qu’il sache. Il pouvait comprendre, lui aussi lui cachait certaines choses…

    Puis au bout de quelques semaines il avait réalisé qu’il se montrait hypocrite avec lui-même. Il avait beau se raisonner et se dire qu’elle avait parfaitement le droit à son jardin secret, qu’il lui faisait confiance, une peur irraisonnée perçait tout de même sous la carapace. Il avait beau se dire que c’était impossible, qu’il s’agissait de Nora qui avait bien trop de dignité pour ça, il continuait de craindre que ces absences du samedi soir soient des rendez-vous avec un autre homme.
    Après tout, elle avait beau être une épouse exemplaire, souvent même trop exemplaire, elle l’avait cru mort et enterré. Ca n’était pas un crime d’essayer de refaire sa vie après un décès…

    Ca aussi du moins, c’était ce qu’il se répétait, c’était ce qu’il s’était répété durant toute son absence, les nombreuses fois où il avait eu peur qu’elle ne l’oublie et refasse sa vie avec un autre en le pensant disparu pour toujours.
    Et il avait beau sans cesse se raisonner et tenter de se montrer objectif, au fond, une petite voix pestait quand même qu’il tuerait le premier qui oserait la lui prendre. Pas besoin de baguette, il le ferait à main nue. Ou avec l’arme à feu qu’il avait ramené de son voyage…
    Il s’était toujours dit ce genre de chose, le plus effrayant était de savoir qu’aujourd’hui, il serait certainement capable de le faire vraiment. Il en avait trop crevé pour revenir jusqu’ici, si quelqu’un lui bousillait son mariage, ça serait la dernière chose qu’il ferait. Quitte à finir sa vie comme une âme en peine, autant s’acheter directement un ticket pour Azkaban.

    Thomas fut tiré de ses sombres réflexions par de petits pas discrets dans l’escalier. Il tendit l’oreille et reconnu la démarche de sa femme qui ne tarda pas à pénétrer dans la chambre. Il ne souffla mot et l’observa en silence, immobile.
    Ca lui faisait presque mal au cœur de la voir et de penser qu’un autre type ait pu caresser ses cheveux et ses formes, et embrassé ses lèvres. Glacé par cette idée, Thomas du se composer une expression moins terne avant d’allumer la lumière de sa table de chevet à main gauche.
    Sa réaction l’obligea tout de même à sourire doucement.

    « Non, j’dormais pas » répondit-il.

    Il l’observa encore quelques instants, le temps qu’elle le rejoigne dans le lit, se questionnant sur la manière de savoir ce qu’il voulait savoir sans la brusquer. D’un côté, si jamais elle le trompait, il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Et puisqu’il n’était sûr de rien, il était inutile de l’attaquer comme si il venait de la prendre en faute.

    « Il est tard » reprit-il donc d’un ton normal « Tu étais où ? »

    Il lui posait la question comme n’importe quelle autre question. Selon ce qu’elle allait lui répondre, il pourrait déterminer si il y avait anguille sous roche. Si elle lui mentait, il y avait de grande chance pour qu’il s’en aperçoive de toute façon…
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Mar 23 Aoû 2011 - 20:36

    Il était tellement peu bavard, s'en était effrayant mais Nora tentait de ne plus trop se poser de questions. Peut-être que cela finirait par tout revenir.

    Mais pour le moment, la jolie petite épouse modèle qu'elle avait apparemment cessé d'être était sans voix. Il ne lui avait pas demandé une seule fois où elle était et cela devait tomber maintenant. Elle avait une envie folle de tout repasser en boucle dans sa mémoire et tout déposer le lendemain dans sa pensine. Mais cette fois, elle allait devoir s'expliquer.

    D'ordinaire, elle aurait été bavarde, aurait tout raconté dans les moindres détails en lui faisant promettre de venir avec elle la semaine d'après. Et ils auraient été ravis et aurait passé la nuit entière à parler de créatures en tout genre.

    Mais ce n'était plus le cas, et elle devait se faire à l'idée. Tout lui dire sur le calamar ne l'attirait pas plus que ça, mais mentir n'était vraiment pas son fort. Du moins pas à lui, pas à l'homme qu'elle aimait si fort.

    La sorcière fut donc silencieuse quelques secondes et remonta avec lenteur la couverture sur ses jambes nues.

      « Oh pardon. Tu disais quoi ? Ah... ça ? J'étais à Poudlard. »

    Ce n'était pas un mensonge mais ce n'était pas l'entière vérité. Et pourquoi était-elle bloquée à ce point quand il s'agissait de lui parler normalement de ce qui faisait désormais partie de son métier.

    Elle préféra se pencher vers lui et déposer ses lèvres sur les siennes un court instant. Ca aurait été avec plaisir qu'elle aille plus loin, mais elle n'osait tout simplement pas. Lui ne le faisait pas de lui même alors pourquoi le devrait-elle ? Ce n'était pas l'envie qui lui manquait, c'était même tout le contraire mais une partie d'elle lui murmurait sournoisement que ce ne serait probablement plus comme avant. Il ne la toucherait plus comme il le faisait, peut-être même qu'ils ne riraient plus comme c'était parfois le cas.

    C'était l'angoisse de voir se concrétiser sa plus grosse peur, à savoir qu'elle ne savait plus vraiment qui son mari pouvait être.

    Un sourire figé sur son visage, la belle brune se tourna de nouveau pour fixer son époux.

      « Et toi tu as fait quoi ? »
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Ce message a été posté Mer 24 Aoû 2011 - 11:07

    La bouche de Thomas fut agitée d’un petit tic nerveux une fois que la réponse de Nora fut donnée. Ca n’était pas vraiment une réponse d’ailleurs, et il la connaissait assez pour voir qu’elle évitait discrètement le sujet. Pas si discrètement que ça en fin de compte puisqu’il s’en apercevait.
    Il resta pourtant immobile et accueilli son baiser et son étreinte sans se reculer et sans la repousser.
    A l’intérieur pourtant, la pression était montée d’un cran.

    Et s’il avait raison ? Si jamais elle voyait un autre homme ? Comment réagir ? Comment le lui demander ? La simple idée de formuler la question à haute voix faisait battre son cœur plus douloureusement. Il craignait tellement la réponse que durant quelques instants il fut même tenté de laisser tomber et de faire comme si de rien n’était, comme si aucun doute ne l’assaillait. De simplement oublier ses doutes. Même si c’était vrai, il n’avait pas envie qu’elle le quitte. Et en même temps, si c’était vrai, il n’avait absolument pas envie d’enfoncer sa tête dans le sable les soirs où elle allait voir ailleurs. Quel genre de vie était-ce ? Pas celle qu’il avait tant espéré retrouver toute cette année en tout cas.
    Non il n’avait pas le choix, il allait devoir lui poser la question et assumer les conséquences.

    « Rien » répondit-il calmement, même si le calme dont il faisait preuve n’était que de surface « …je t’attendais… »

    Et le ton qu’il venait d’employer laissait faiblement percevoir qu’il y avait une suite et que quelque chose lui trottait en tête. Nora sembla s’en rendre compte d’ailleurs et le gratifia d’un petit froncement de sourcil interrogatif.

    Le sorcier déglutit péniblement et se redressa en position assise dans le lit conjugal. Il savait plus ou moins quoi dire, le plus dur était définitivement d’oser le dire, et d’encaisser la réponse si elle était positive. L’adrénaline asséchait déjà sa bouche et sa gorge serrée ne l’aida pas à se lancer. Pourtant au bout de quelques secondes, il releva enfin ses yeux clairs et sérieux sur sa femme qui semblait attendre qu’il déballe son sac.

    « Tu… à Poudlard… tu étais… avec quelqu’un ? »

    Son cœur pompait fort dans sa poitrine. C’était le moment de vérité et il ne pouvait plus faire demi-tour ou retardé l’échéance, c’était dit maintenant et il devrait vivre avec la réponse.
    Il espérait encore se faire une montagne de pas grand-chose, la soupçonner à tord et se rendre compte qu’il était à côté de la plaque. D’ailleurs Thomas avait rarement voulu aussi fort qu’on lui donne tord et qu’on lui dise qu’il était un crétin…
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Mer 24 Aoû 2011 - 12:56

    Qu'est-ce qui lui trottait dans la tête bon sang ? Il n'était pas à l'aise et ça transpirait dans toute la pièce. Elle attendait une question stupide ou une annonce le concernant mais pas ça.

    Pas la bombe qu'il venait de lancer l'air de rien. D'ailleurs la jeune femme eut bien du mal à rester de marbre, ce ne fut que le silence qui répondit pendant une bonne poignée de secondes. Et ce fut après cela qu'elle se redressa dans le lit pour se tourner et le fixer totalement.

      « Pardon ? »

    Les yeux écarquillés et la gorge sèche, la sang pure ne fut pas capable de répondre tout de suite ou elle risquait de regretter amèrement ce qu'elle disait. Et ce fut pour le meilleur qu'elle ne dit rien car le moment de calme lui suffit à comprendre qu'il avait réellement de quoi s'inquiéter. Après tout elle disparaissait fréquemment sans rien dire à personne. Seule Eireann savait et il était clair qu'elle n'avait rien dit à personne. Que Merlin la garde !

      « J'étais seule ! C'est logique ! Tu crois vraiment que je pourrais te tromper ? »

    Ailionora secoua la tête et posa sa main sur sa joue avec un rictus mi amusé mi peiné. Thomas, Thomas, Thomas, il était parfois vraiment surprenant dans ses réactions et là c'était encore une fois le cas. Mais quelle idée !

      « Et si j'allais voir quelqu'un d'autre, je m'arrangerai pour que ce ne soit pas à heures fixes tous les samedis afin de ne pas éveiller les soupçons. Je ne suis tout de même pas si stupide, tu ne crois pas ? »

    Elle tenta de se détendre, attendant de le voir se sentir quelque peu moins... triste et démuni ou le voir agir comme s'il la croyait réellement. Si ce n'était pas le cas, alors elle ne pourrait rien pour lui. Comment lui faire entendre raison ? Un véritable casse tête qui menaçait de la rendre folle à lier.

      « Je n'ai jamais eu qu'un homme dans ce lit et en dehors d'ailleurs... et c'est toi. Ca n'a toujours pas changé, tu as été et tu es toujours le seul Thomas, il faut que tu me croies... s'il te plaît... »

    Un baiser sur ses lèvres pour ponctuer sa phrase et un sourire aussi tendre que possible pour faire passer les informations et la jeune femme se laissa aller à un long soupir. Désormais, elle aussi avait une question suspendue à ses lèvres qu'elle n'osait pas poser. Et lui ? Est-ce qu'il avait touché une autre femme qu'elle ?

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Ce message a été posté Jeu 25 Aoû 2011 - 11:52

    Entre le soulagement et l’impatience, difficile de prendre le temps d’examiner ce qu’il ressentait et d’y mettre des mots. Son esprit tout entier était à ce que lui racontait sa femme.
    Est-ce qu’il pensait qu’elle pouvait être capable d’adultère ? Et bien en principe non. Car justement, sa femme en avait à revendre des principes. Très droite, toujours juste, et surtout très digne, elle ne donnait jamais sa parole dans le vent. Elle était quelqu’un de fiable. Mais après tout il était mort. Pas vraiment mort, il l’avait juste été dans leurs esprits à tous. A partir de là, est-ce que l’on pouvait juger le moindre écart comme un adultère ou pas ? Non ! Pas vraiment. Alors même s’il la savait digne de confiance, une confiance qui ne s’était jamais émoussée durant leur mariage, il savait aussi que le désespoir et la tristesse pouvaient parfois faire faire bien des choses aux gens.

    Ses arguments l’avaient plus ou moins convaincu, et l’entendre lui dire tout ça, la voir l’observer de cette manière, puis l’embrasser, au fond, il savait qu’elle ne mentait pas.
    Alors pourquoi d’un autre côté continuait-il à ne pas se sentir satisfait et totalement rassuré ? C’était plus fort que lui. Elle était tellement belle et tellement douce, l’idée qu’aucun homme n’ait rien tenté envers elle lui paraissait saugrenue. Et si elle n’avait rien à se reprocher alors pourquoi ne lui expliquait-elle pas simplement ce qu’elle fabriquait à Poudlard ?

    Thomas acquiesça à plusieurs reprises et esquissa un vague sourire plus ou moins soulagé. Pourtant les quelques froncements de sourcils qui venaient barrer son front indiquaient clairement qu’il n’était toujours pas tranquille. Il essaya de se convaincre de ne pas continuer cette discussion pour ne pas la vexer ou la blesser… mais c’était plus fort que lui. Une espèce de paranoïa dont il n’arrivait pas à se défaire.

    « C’est pas… c’est pas que j’ai pas confiance en toi tu sais » expliqua-t-il en la gardant tout près de lui.

    Il déglutit un rien péniblement et prit une grande inspiration pour tenter de reprendre un peu le contrôle de lui-même.

    « C’est juste que… je suis resté parti longtemps et… je voudrai vraiment savoir ce que tu faisais là-bas à Poudlard … tu comprends ? »

    Il voulait une explication claire, pas juste la promesse qu’il ne s’agissait pas d’un autre homme. C’était peut-être culotté de lui demander un rapport de cette manière, mais sa peur irraisonnée l’y poussait et il n’avait pas la volonté de passer outre.
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Jeu 25 Aoû 2011 - 12:49

    Non... il n'avait tout de même pas osé dire ce qu'elle avait entendu. Est-ce que c'était une blague ? Il en fallait des tonnes pour la faire sortir de ses gonds et là, son mari venait de réussir en quelques petites phrases à peine.

    Nora écarquillait les yeux de surprise, se sentant devenir plus pâle qu'à son habitude. La première phrase était déjà de trop et la seconde était plus que mal venue. La sorcière n'eut même pas besoin d'attraper sa baguette totalement que toutes les bougies posées dans sa chambre s'allumèrent ainsi que sa table de chevet.

      « Thomas... »

    Elle respira un grand coup en fermant les yeux pour tenter de trouver calme et sérénité. Et surtout patience.

      « Bien sur qu'on parle d'un problème de confiance ! Ne me dis pas que tu as confiance en moi mais que tu poses quand même encore une fois la question de savoir si oui ou non j'ai couché avec un autre homme. Je conçois parfaitement que n'importe quelle personne ait eu besoin de 's'envoyer en l'air' pour faire passer la pilule d'un décès. PAS MOI ! Ca ne m'est même pas venu à l'idée Thomas Alastor Macnair ! Peut-être que toi tu l'aurais fait et je ne te juge pas même si je pense que je te torturerai pour me passer les nerfs ! Donc maintenant moi je te pose la question : est-ce que oui ou non tu m'as déjà trompé en presque sept ans de mariage ? Attends, ne me répond pas tout de suite, je n'ai pas terminé ! »

    Bien redressée dans son lit, la jolie brune lissa avec soin les couvertures remontées jusqu'à ses genoux, elle n'en avait plus vraiment besoin par ailleurs, elle bouillait intérieurement. Et elle avait beau être dans une colère noire, elle n'arrivait pas vraiment à en vouloir à son époux, c'était simplement un besoin de parler qu'elle refoulait depuis un bout de temps qui faisait surface.

      « En sept ans, je ne me suis jamais permise de demander ou tu étais quand tu ne rentrais pas de la nuit. Les premiers temps je me rongeais les ongles jusqu'au sang rien qu'en imaginant que tu puisses toucher une autre femme que moi et je ne t'ai jamais rien demandé par respect de ta vie privée ! Je suis consciente que tu as connu d'autres femmes avant moi et que tu les as probablement aimé et que du coup tu ne ressens pas ce que moi je ressens pour toi mais je l'accepte ! Et je l'accepte parce que je t'aime ! »

    Idiote qu'elle était, elle essuya rapidement une larme qui coulait le long de sa joue pour se concentrer de nouveau sur tout ce qu'elle avait à dire.

      « Non je ne pleure pas, c'est une illusion ! Laisse moi terminer ! J'aurai pu te tromper un nombre incalculable de fois depuis toutes ces années mais je n'ai jamais accepté le moindre thé de qui que ce soit. Et même en onze mois où tu avais disparu je n'ai pas plus accepté. Il y a pourtant eu ce type de ton service et un professeur de Poudlard et même quelques élèves tiens ! Et même des moldus une fois que je me balladais à Londres et j'en passe. Mais je ne les ai même pas prit au sérieux ! Comment aurai-je pu ? Tout ça pour te dire que ce que je fais à Poudlard est totalement illégal mais je le fais seule, vraiment TOUTE SEULE. »

    Elle fit une pause de quelques secondes et releva ses grands yeux bleus sur l'homme de sa vie.

      « Tu as d'autres questions ou tu comptes répondre à la mienne ? »
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Ce message a été posté Jeu 25 Aoû 2011 - 19:28

    Non… il n’avait pas d’autres questions. S’il avait encore le moindre doute après ça, c’est qu’il n’y avait franchement plus rien à faire pour lui. C’est ce qu’on appelait se faire remettre à sa place. Nora ne se le permettait pas souvent, toute discrète et respectueuse qu’elle était. Mais lorsqu’elle s’y mettait ça n’était pas tendre et c’était droit au but. Thomas se prenait son discours en pleine face et n’eut d’autre choix que de resté presque bouche bée durant toute la durée de son monologue emporté.
    Elle qui était d’ordinaire si posée et calme, sa pseudo colère n’en n’était que plus frappante et plus cinglante. Elle lui avait carrément coupé la chique et il se sentait presque honteux maintenant de lui avoir posé cette question.
    Que pouvait-il répliquer à tout cela maintenant ? Mise à part docilement répondre à sa question, pas grand-chose…

    Sauf que voilà… maintenant qu’elle plaçait les choses sous cet angle, c’est lui qui était en faute.
    Pas vraiment en faute non. Mais au final, il avait tout de même bien plus à se reprocher qu’elle. Comme d’habitude au fond…

    C’est vrai qu’avant sa disparition, les choses se passaient ainsi. Il lui arrivait de rentrer tard, voir, de ne pas rentrer du tout. Il allait s’amuser et boire, avec ses collègues ou avec Julian, sans prendre la peine de prévenir Nora. Il n’avait jamais fauté, mais elle ne l’avait jamais assailli de question non plus. Elle lui avait fait confiance tout simplement.
    Enfin… il n’avait jamais fauté non, mais il y avait plusieurs fois pensé en sept ans, et une fois il n’était vraiment pas passé loin.

    Avec la discussion qu’ils avaient, ça aurait été le comble de l’hypocrisie de lui mentir…

    « Je… non… non ! … Pas… pas exactement. Pas vraiment en tout cas »

    Il déglutit péniblement en constatant que la réponse n’était absolument pas ce qu’avait voulu entendre sa femme. Il se précipita à enchainer, se mettant à genoux dans le lit pour mieux lui faire face, légèrement paniqué par le court inquiétant que prenait cette discussion qu’il regrettait d’avoir lancé. Il ne fallait pas que ça dérape !

    « Non, attend Nora. Je,… oui avant toi oui y’a eu d’autres femmes oui mais… à partir du moment où on s’est marié ça a été fini ! J’ai juste… c’est juste que… tu te souviens non ? Au début entre nous c’était… ça n’a pas été très facile » et c’était le cas de le dire « et… il y a bien cette fois où j’ai… j’ai embrassé cette fille dans un bar. Juste embrassé Nora ! Et c’est elle qui m’a embrassé en plus ! J’avais un peu bu, non, j’avais beaucoup bu et… ça aurait pu … aller plus loin mais j’suis rentré. J’ai changé d’avis et je suis rentré, il ne s’est strictement rien passé d’autre, c’est tout » assura-t-il, le cœur battant, attendant anxieusement une réaction de sa femme.

    Tant que la réaction n’était pas un tonitruant « je retourne chez ma mère », il s’en sortait bien…
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Ce message a été posté Jeu 25 Aoû 2011 - 20:48

    Une grande claque en plein visage, c'était ce qu'elle venait de recevoir. Une grande claque qui vous assomme tellement fort que vous ne trouvez rien à répondre ni à dire. C'est simple, la jeune professeur était scotchée.

    Elle avait pourtant hésité entre éclater de rire ou avoir peur quand il s'était mit à genoux devant elle sur leur lit mais après avoir entendu la suite, elle n'avait plus envie de rire du tout.

      « J'ai besoin d'un verre. »

    Le regard fixe dans le vide, la jeune femme se leva rapidement et ouvrit en douceur la porte la plus basse de sa coiffeuse pour en sortir une bouteille de whisky pur feu hors d'âge et un seul et unique verre qu'elle remplit en tremblotant avant de le vider cul sec.

      « J'en ai qu'un... »

    Elle baissa de nouveau le goulot de la bouteille et se servit un nouveau verre avant de refermer l'objet et de le remettre à sa place. Une fois cela fait, Ailionora avança en silence jusqu'à son lit et y reprit place sans se couvrir, portant simplement son verre à ses lèvres à intervalles réguliers.

    Elle ne s'attendait pas du tout à ça, un « j'ai été tenté mais j'ai tenu le coup » aurait été le bienvenu, tu parles...

    Et oui, leurs débuts avaient été catastrophique mais jamais elle ne se serait permise ce genre de chose, c'était complètement fou qu'il ait réussi à lui cacher ça tout ce temps. Après sept ans, deux enfants dont deux tragédies, des disputes rares mais qui devaient des fois arriver... elle n'en avait jamais rien su.

    S'il avait passé la nuit avec, sa réaction aurait été bien pire et il avait raison, elle aurait probablement passé la nuit au château dans le lit de sa soeur. Mais il fallait qu'elle passe l'éponge et qu'elle se dise que c'était ancien, que ça ne comptait pas. Car ça ne comptait pas.

      « C'était quand ? »

    Son verre dans la bouche, elle se tourna pour le fixer tout en sirotant cet alcool qui lui brulait tant l'œsophage dès qu'elle avalait.

      « Elle ressemblait à quoi ? »

    Peut-être que de le savoir lui ferait du mal mais elle n'y pouvait rien, elle restait une femme qui venait soudainement de vivre un pique de jalousie aigue. Et les détails l'aiderait peut-être à avaler la pilule. Ou pas. A lui de voir ce qu'il voulait en dire.

    Et au moins, il ne posait pas de question sur ce qu'elle faisait d'illégal à Poudlard..
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Ce message a été posté Ven 26 Aoû 2011 - 2:12

    Pouvait-il se sentir plus coupable encore d’avoir amené ce stupide sujet sur le tapis ? Difficile à dire. En tout cas pour le moment, il se sentait tellement mal qu’il imaginait difficilement pire. Il s’était tourné vers elle avec une espèce de reproche sous jacent qui s’était avéré totalement infondé, et finalement c’était lui qui était à blâmer. Surtout qu’au vue de la réaction de sa femme, il était plutôt évident qu’il venait de la blesser plutôt durement. Encore. Depuis son retour il semblait n’être capable que de ça. Il le sentait bien et ce sentiment de culpabilité qui le rongeait pour le moment ne lui était pas étranger. C’était fréquent depuis son retour. Il s’en voulait de lui avoir fait subir tout ça, il s’en voulait de ne pas être capable de lui donner ce qu’elle voulait, d’être celui qu’il était avant. Pour couronner le tout cette stupide histoire d’adultère. Il se sentait au summum de sa bêtise. C’était insupportable de se sentir fautif de cette manière.

    Dans un lourd soupir, il ferma les yeux, laissa ses épaules s’affaisser et changea de position pour se mettre en tailleur. Un coude sur le genou, son menton calé sur son poing, il laissa son regard clair et morne se perdre dans le vague.

    « Je… j’sais plus comment elle était Nora… je te l’ai dis, j’avais bu. Blonde je crois. Grande. J’ai même jamais su son prénom… et je m’en fiche de toute manière. C’est vieux cette histoire d’accord ? Ca s’est passé… ça s’est passé le soir où… » il se racla la gorge, incertain de vouloir s’engager sur cette voix « Tu sais… la première fois »

    Nora saurait ce que ça voulait dire…

    **

    Le transplanage avait été violent. Très violent. Était-il seulement arrivé devant la bonne maison ? Il avait beau la regarder, il n’arrivait pas à être certain qu’il s’agissait bien de la sienne. Peut-être était-ce parce qu’il la regardait tête en bas ?
    Impossible de dire où il avait atterrit, mais il était couché sur le dos, un dos douloureux. Sur une branche peut-être ? Un tronc ? Peu importait, il eu bien du mal à se retourner, et plus de mal encore à se remettre sur ses pieds, tout déboussolé qu’il était, le cœur encore battant de s’être sauvé comme un voleur.
    Une fois debout, le jeune sorcier tituba et jeta un coup d’œil à son accoutrement. Débraillé et sale, de la terre et des feuilles mortes venaient maintenant se coller à sa chemise d’un rouge vermillon. Tout en avançant prudemment vers la maison – qu’il espérait toujours être la sienne d’ailleurs – Thomas s’épousât négligemment et tenta de remettre les pans de sa chemise à l’intérieur de son pantalon. Et de reboutonner le dit pantalon d’ailleurs…

    Dans un soupir, il passa l’une de ses grandes mains sur son front un peu moite.
    Ca n’était pas passé loin cette fois. Vraiment pas.
    Pourtant tout avait très bien commencé. Julian et lui s’étaient rendus dans ce bar qu’ils fréquentaient souvent, ils avaient bu, chanté, bu encore, rit bien fort, et laissé les heures s’écouler sans trop y faire attention. Puis un groupe de petites sorcières certainement à peine sortie de Poudlard avaient débarqué pour jouer les prolongations d’un anniversaire. Julian avait immédiatement sauté sur l’occasion, lui, l’éternel célibataire. Avec une fille à chaque bras. Et cette grande blonde aux jambes interminables était venue lui faire du plat. Au bout de quelques temps, Julian avait disparu avec ses conquêtes et il s’était retrouvé seul avec cette fille. Sans trop savoir comment, ils avaient déambulés dans les rues de Londres, bras dessus bras dessous, et au bout d’un moment, elle s’était retrouvé avec sa langue dans sa bouche, une main dans sa nuque et l’autre bien agrippée au bouton de son pantalon. Il s’était laissé faire un moment, et juste avant que les choses ne prennent des proportions trop énormes, il s’était rétracté. Quelques secondes de plus et c’était l’infidélité en bonne et due forme. Alors il lui avait transplané dans les pates, sans prévenir, et l’avait tout simplement plantée là…

    Il s’en voulait bien sûr. Il espérait ne plus jamais croiser cette fille et il espérait surtout que l’alcool l’empêcherait de se souvenir de tout ça demain…
    En attendant, le défi était de taille. Rentrer chez lui et gagner son lit sans réveiller l’iceberg. Plus facile à dire qu’à faire. Il lui fallu dix bonne minutes pour réussir à pénétrer à l’intérieur déjà. Et une fois cela fait, la chose fut plus corsée encore. Il semblait que chaque meuble, chaque chaise, chaque table basse ou tapis de la maison se dressait sur son chemin pour lui barrer la route. Gravir les escaliers ne fut pas beaucoup plus simple et la faible lueur que dégageait sa baguette n’était vraiment pas suffisante pour lui permettre d’y voir assez pour ne rien cogner. Une vraie galère.

    Après un rapide passage dans la salle de bain, histoire de vidanger tout l’alcool engrangé ce soir et de se mettre un coup d’eau sur le visage, Thomas prit enfin son courage à deux mains pour pousser la porte de la chambre. Il tangua jusqu’à sa commode et entreprit d’ôter sa veste, puis ses bretelles qu’il laissa pandre sur les côtés. Il s’attaqua ensuite aux chaussures, et songea qu’il aurait sérieusement du s’assoir pour se faire, car lever un pied de terre lui suffit à perdre l’équilibre et à s’étaler de tout son long sur le tapis…

    Quelques secondes plus tard, les bougies prirent vie et s’allumèrent d’elle-même, baignant la chambre d’une lueur orangée et dansante.
    Grillé…
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Ailionora Ó'Broin
Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Ven 26 Aoû 2011 - 10:15

    Le mariage c'était donc ça... de l'ennui, de l'agacement constant et une envie folle de tordre le cou à toutes les personnes ayant osé chanter les louange de cette 'fantastique institution'.

    Thomas était pourtant quelqu'un d'agréable et enjoué mais la jeune épouse était incapable de se laisser aller face à lui, ayant encore l'impression d'être face à un étranger. Un étranger qu'elle avait épousé sans vraiment se poser de questions.

    Le fait est que les journées se ressemblaient toutes, Nora s'arrangeait pour rester aussi tard que possible au travail avant de rentrer et tentait de passer le plus de temps possible en week-end chez ses parents.

    Au moins, son mari ne lui disait rien, la laissant faire absolument tout ce qu'elle voulait et c'était au moins ça de gagné. Lui sortait énormément et elle s'arrangeait pour être profondément endormie dès qu'il rentrait. C'était bien plus simple et empêchait les silences gênants alors qu'ils cherchaient quoi se dire.

    Il était samedi, un très beau samedi de novembre, à peine pluvieux que la brune avait passé chez ses parents en Irlande. Elle remerciait l'inventeur du transplanage, c'était assurément la plus belle chose qu'elle ait pu apprendre. Londres et ses alentours la rendait folle, dès qu'elle avait un peu de temps, s'évader dans son pays de naissance était un luxe qui l'enchantait.

    Et elle dormait déjà depuis plusieurs heures quand elle entendit le bruit sourd annonçant une chute juste au pied de son lit. Bizarrement, Ailionora ne fut pas plus effrayée que ça, tout simplement agacée de se faire réveiller en plein milieu de la nuit par son crétin d'époux.

    Après un très long soupir qui ne présageait rien de bon, quelque chose changea drastiquement dans son cerveau, comme un petit plomb qui explose et change la machine toute entière.

    En un peu plus de deux mois de noces, la jeune femme n'avait jamais ou très rarement exprimé à haute voix ce qu'elle pensait, se contentant de ravaler sa salive quand il rentrait à point d'heure ou s'il décidait soudainement de repeindre le sol avec de la boue.

    Mais cette fois, Nora n'y tint plus et alluma toutes les bougies de leur chambre d'un coup de baguette tout en se redressant vivement. Son mari était étalé de tout son long sur le tapis devant leur lit. Charmante image...

    Elle se leva en vitesse, ne prenant pas la peine d'enfiler son peignoir en soie que lui avait ramené son père d'un de ses voyages et s'agenouilla aux cotés de son homme pour lui attraper le poignet et l'avant bras pour tenter de le relever.

      « Bon sang, il est trois heures du matin, on est invité chez mes parents demain midi, mais je pense que... »

    Nora se pencha vers le visage de Thomas et recula vivement en fronçant le nez.

      « Charmant, tu es ivre, maintenant je comprends la chute... et j'imagine que cette fois encore tu ne m'accompagneras pas demain. »

    La bouche pincée pour s'empêcher de continuer de parler, la sang pure tira vers l'avant comme elle put et réussit à faire asseoir son mari sur le rebord du lit.

      « Bonne nuit Thomas. »
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Ce message a été posté Ven 26 Aoû 2011 - 16:58

    Difficile de se sentir plus lamentable. Il semblait d’ailleurs que Nora avait un don pour ça. Sans même ouvrir la bouche, d’un simple regard glacé, elle arrivait à le faire se sentir comme le plus parfait des idiots. Ce soir c’était particulièrement fort. Il s’en voulait d’avoir embrassé cette fille et se sentait coupable déjà à la base. Maintenant il s’étalait par terre comme une bouse de troll et la réveillait en pleine nuit. Pour couronner le tout il avait complètement oublié le repas du lendemain. Et pour finir, elle avait clairement l’air de trouver qu’il puait. Son petit froncement de nez dégoûté ne lui avait pas échappé. La honte à tous les niveaux.
    Et ça faisait deux mois que ça durait. Pas aussi fort évidemment, ce soir, c’était juste le pompon…

    Pourtant la première fois qu’ils s’étaient rencontrés, Tom avait vu en elle une jeune fille certes un peu réservée, mais gentille et douce. Elle lui avait sourit, elle lui avait même dit qu’il était beau, il s’en souvenait très bien. Puis il avait ouvert la bouche… et depuis cet instant là, il semblait que chaque chose qu’il dise et fasse ne jouait uniquement qu’en sa défaveur. C’était bien simple, elle ne pouvait juste pas le supporter. Elle l’évitait au maximum et retournait chez elle dés qu’elle en avait l’occasion. Lui qui pensait à leur première rencontre qu’il allait épouser une fille vraiment belle et gentille mais un peu tarte, il s’avérait en fait qu’il s’était gouré. Nora était altière, très digne, excessivement intelligente et silencieuse. Il avait beaucoup d’estime pour elle, il la trouvait séduisante et mystérieuse, avec sa longue chevelure floue et ses gestes délicats, ses grands yeux bleus et froids. Il s’était totalement gouré en gros. Maintenant c’est lui qui la trouvait impressionnante et belle et elle qui ne pouvait juste pas le voir en peinture. Pourtant, franchement, ça n’était pas faute d’avoir essayé. Rien ne fonctionnait et en plus elle le rendait nerveux et maladroit. Toutes ses tentatives pour se rapprocher d’elle avaient fait pires que bien en fin de compte. Il se sentait toujours de trop.

    Ca n’était pas la première fois dans sa vie qu’il était contrains de supporter un amour à sens unique, sauf qu’il n’avait jamais été marié avec la fille avant ça. Et inutile de dire qu’il ne pouvait demander conseil ou même n’en parler à personne. Tam n’était que rarement présente, Brooke n’écoutait qu’elle-même, et Julian se fichait bien de sa gueule. « Ca t’apprendras », c’est tout ce qu’il trouvait à en dire. Quant à ses parents… inutile de les mentionner…

    Penaud, il l’observa regagner le lit et entreprit de continuer à ôter ses souliers. Au bout d’un moment pourtant, le silence finit par trop lui peser et il décida de le rompre. Sûrement pour faire pire que bien comme d’habitude, mais c’était plus fort que lui, ça le rendait trop nerveux toute cette tension.

    « Désolé. Je m'excuse... »

    Il se racla la gorge et se releva lentement pour continuer de se changer.

    « Je peux tout à fait venir demain » assura-t-il en essayant de ne pas bafouiller « … j’ai juste besoin de dormir un peu et de prendre une douche mais… je peux venir. Je viendrai, ce n’est aaabsolument pas un problème, j’t’assure… »

    Il prit négligemment appui sur le pied du lit à baldaquin pour se donner plus de contenance et arrêter de tanguer.

    « Non ? … tu dors ? »
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Ven 26 Aoû 2011 - 17:44

      « Non je ne dors pas ! »

    Il l'avait réveillée même pas cinq minutes plus tôt, il se moquait d'elle en plus de ça ? Il n'en avait pas assez fait ?

    Il n'allait pas être en état le lendemain et elle le savait parfaitement même si lui tentait de se dire le contraire, c'était pathétique en plus d'être stupide. Mais que pouvait-elle dire ou faire ? Le refroidir en lui envoyant de l'eau glacée au visage à l'aide de sa baguette ? Pas sur qu'il apprécie, mais elle par contre...

      « Tu ne viendras pas demain car tu ne seras pas en état, et je préfererai que mes parents restent avec l'image de toi qu'ils ont, celle du jeune homme souriant et agréable pas de celui qui se met ivre mort le samedi soir parce que... »

    … son mariage est une catastrophe.

    Nora l'avait pensé très fort mais s'était retenue de le dire à haute voix. Peut-être qu'il ne le pensait pas et qu'elle était juste une affreuse sang pure bien trop élevée et trop carriériste.

    Ca devait être ça. Mais un élan de bonté la força à quitter de nouveau son lit, simplement vêtue de sa nuisette noire pour se planter devant son mari qui ne semblait pas bien certain de la manière de faire pour se déshabiller et se coucher.

      « Ne bouge pas trop, tiens toi au lit si tu sens que tu vas tomber. »

    La sorcière posa ses mains sur son t-shirt blanc et commença à le souleva doucement tout en le fixant, prête à reculer s'il avait envie de lui vomir dessus.

      « Lève les bras s'il te plaît. »

    Il s'exécuta sans rien dire alors qu'elle se mettait sur la pointe des pieds pour l'aider à enlever ce morceau de tissu blanc avant de s'attaquer au bouton de son pantalon sans cette fois oser le fixer. C'était assez spécial de faire ça alors qu'ils n'avaient jamais été vraiment proches avant cela. Mais si cela pouvait l'aider à aller se recoucher rapidement, cela vaudrait assurément le coup.

    Le pantalon lâche finit par glisser à ses pieds alors que la sorcière relevait ses yeux azurs sur lui pour cette fois ne pas avoir à détailler le reste.

      « Voilà. Tu peux aller te coucher maintenant. »
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Ce message a été posté Ven 26 Aoû 2011 - 19:32

    Et voilà. Privé de sortie par madame Macnair. Thomas se retint cela dit de protester. Déjà, parce qu’il n’avait franchement aucune envie d’aller perdre son dimanche à faire des ronds de jambes à son beau père, et ensuite parce qu’il n’avait pas envie d’argumenter dix ans à ce propos et de rendre l’atmosphère plus électrique encore. Pas vraiment le courage d’engager la moindre discussion soutenue, sa bouche était trop anesthésiée par l’alcool.
    De toute façon, vu l’estime qu’elle avait pour lui, cela devait déjà faire un moment que les parents de la jeune femme avait cessés de croire qu’il était un garçon souriant et agréable. Il l’imaginait sans mal se plaindre de son comportement de roturier moldu impropre à son rang, et il n’avait pas du tout envie de se retrouver dans cet immense château, entouré par son immense famille, et lire dans tous ces regards qu’il ne méritait pas Nora… il le lisait déjà bien assez souvent dans son regard à elle. Du moins, les fois où elle daignait le regard au lieu de l’éviter.

    Un « hmpf » un peu morne fut donc la seule et unique réponse qu’il lui fournit à ce sujet tandis qu’elle se relevait déjà pour venir à sa rencontre.
    Il avait aussi eu envie de lui demander « parce que quoi ? », mais son instinct lui soufflait qu’il n’avait en fait pas très envie de connaitre la réponse à cette question.

    Il chassa donc ce dîner du lendemain de son esprit, préférant se concentrer sur son équilibre précaire. Et aussi sur Nora.
    Par Merlin ce qu’elle était belle…
    Pourquoi ?! Pourquoi fallait-il qu’elle soit si distante ? Qu’est-ce qui clochait exactement ?
    Il avait cette question au bord des lèvres depuis des semaines mais n’osait jamais réellement lancer la conversation là-dessus. Elle n’en n’avait pas envie de toute façon. Moins ils discutaient mieux elle se portait. Du moins c’était ainsi qu’il percevait les choses. Il fut d’ailleurs étonné qu’elle se donne la peine de l’aider.
    Après l’avoir privé de sortie, elle le déshabillait comme s’il avait cinq ans. Ca l’arrangeait bien parce que sans son aide, il y serait encore d’ici dix minutes, mais quand bien même… ça n’allait certainement pas aider Nora à le prendre au sérieux. Elle allait plutôt le trouver empoté en plus du reste.

    M’enfin quand même… ce qu’elle était belle.
    Un lourd soupir s’échappa de sa poitrine et au lieu de répondre un « merci, bonne nuit Nora », il ne put que s’observer avoir ce comportement totalement débile et coller la cerise sur le gâteau. Il se pencha en avant et déposa un baiser sur les lèvres terriblement douces de la jeune femme.
    Rien d’humide ou d’inconvenant, juste un bref baiser chaste, mais depuis cette première nuit où ils avaient décidé de ne rien faire, ça l’avait presque obsédé. Et depuis cette fameuse première nuit, ils ne s’étaient pas touchés. Pas un seul baiser, pas la moindre caresse, ils ne s’étaient même pas frôlé par inadvertance, elle s’arrangeait toujours pour que ça n’arrive pas.

    Il l’observa quelques fractions de seconde, lui-même un peu surpris, puis fit rouler ses yeux clairs dans ses orbites, mortifié.

    « Nrraaah » grogna-t-il, toujours accroché au pied du lit, son autre main venant se perdre sur son visage « Pardon »

    Deux fois en dix minutes qu’il devait s’excuser, il frôlait le record de débilité profonde, c’était insoutenable.

    « J’suis... » saoul ? « … vraiment désolé »

    Il avait surtout envie de fuir cette chambre et d’aller se cacher. Le problème c’est qu’il pouvait difficile se cacher de lui-même…
    Pour éviter de devoir affronter le regard de sa femme, il se détourna rapidement pour rejoindre la commode dont il ouvrit l’un des tiroirs afin de trouver un tee-shirt propre pour passer la nuit. Pourvu qu’il oublie toute cette soirée demain…
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Sam 27 Aoû 2011 - 9:11

    Nora était restée choquée par ce geste. Elle n'avait rien dit, pas bougé pendant quelques secondes jusqu'à ce qu'il se décide à s'excuser et à s'éloigner d'elle pour chercher un t-shirt dans son tiroir. Est-ce qu'il allait y arriver d'ailleurs ?

    La sorcière tenta de reprendre un peu de constance en déglutissant avec lenteur et retint sa man de venir toucher ses lèvres afin d'être certaine qu'elle n'avait pas rêvé.

      « C'est pas grave... »

    C'était la toute première fois qu'elle réalisait entièrement la situation, il venait de l'embrasser alors qu'il était complètement ivre. Et il était clairement connu que l'alcool désinhibait les personnes, ce qui signifiait tout simplement qu'il avait retenu ce geste pendant un bon bout de temps.

    La sang pure pensait simplement qu'il pensait comme elle, qu'il n'était tout bonnement pas intéressé et qu'il préférait... ne rien faire du tout. Bien entendu, une petite voix au fond de sa tête lui murmurait que ce n'était pas normal et qu'après deux gros mois, rien n'avait été consommé. En deux mois, ils auraient du plus se connaître en commençant à s'apprécier mais ce n'était pas le cas. Pas du tout même.

    Ce fut donc naturellement que la cause de leurs problèmes conjugaux fut trouvée. C'était elle, sa faute à elle, elle était la pire épouse du monde des sorciers. Et le résultat lui fit tourner la tête. On lui avait pourtant dit d'être la femme parfaite, de sourire, de varier les plats, de le faire rire et ce genre de choses mais ce n'était pas elle ! Comment pouvait-on dicter autant de lignes de conduite à une personne et mettre autant de pression sur ses épaules ?

    Un long soupir passa ses lèvres alors qu'elle fixait le dos de son époux se recouvrir rapidement d'un t-shirt gris.

      « Tu peux m'embrasser si tu veux, ça m'a jamais dérangé, tu n'as pas à t'excuser. »

    Et voilà, l'effort du siècle pour le faire se sentir un peu moins minable car vu le peu de mots qu'il prononçait, il n'avait pas l'air très à l'aise à ses côtés, et cela la rendait triste sans qu'elle n'en comprenne vraiment la raison.

    En tout cas, le mariage était assurément bien plus complexe que toutes les jolies histoires qu'on lui avait raconté.
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Ce message a été posté Sam 27 Aoû 2011 - 12:45


    Toujours dos à la jeune femme, Thomas releva la tête, sourcils arqués. Comment ça « ça ne m’a jamais dérangé » ? La seule fois où il l’avait embrassé, c’était le premier soir, celui du mariage, depuis elle évitait soigneusement toutes les situations qui aurait pu les rapprocher. Aussi bien physiquement que sentimentalement d’ailleurs.
    Alors franchement, soit c’était l’alcool, soit c’était elle qui n’était pas très claire, mais il n’y comprenait pas grand-chose. Il avait sans arrêt l’impression qu’elle le méprisait et maintenant elle lui affirmait qu’il pouvait l’embrasser et n’avait pas à s’excuser de le faire. Sauf qu’on n’embrassait pas quelqu’un qui n’avait pas l’air de vouloir être embrassé. Il n’allait pas la forcer non plus ! Cette situation en sac de nœud n’avait plus aucun sens dans son esprit embrumé par l’alcool. Il se frotta donc les yeux du pouce et l’index dans un faible grognement frustré.

    Il n’avait pas spécialement envie d’engager la moindre conversation compliquée sur leur situation maintenant, il n’était franchement pas en état, c’était le cas de le dire. N’empêche que le silence s’étirait et que sa gêne n’en tarissait pas. Dans un raclement de gorge et un soupir qu’il poussa pour se donner du courage, il se décida enfin à se retourner après avoir refermé le tiroir de la commode.

    Il échangea d’abord un bref regard avec elle, puis leva mollement une main au plafond. Qu’était-il sensé répondre à cela ? Qu’était-il sensé faire exactement ? Que voulait-elle de lui ?

    « C’est… ce n’est pas l’impression que j’en ai la plus part du temps » finit-il enfin par articuler « C’est plutôt le contraire en fait… » avoua Thomas sans trop savoir quoi faire de lui.

    Que pouvait-il ajouté de plus ? Il n’avait pas envie de lui faire la liste de tous les détails qui le poussait à croire qu’elle ne pouvait pas le supporter. Il se sentait déjà bien assez mal à l’aise comme ça. De toute manière il aurait été bien hypocrite de la part de sa femme d’agir comme si elle attendait une explication à ce qu’il venait de dire. Elle devait tout de même bien se rendre compte non ? Les regards qu’il lui jetait à la dérobée, les sourires engageants qu’il essayait de lui adresser, l’intérêt qu’il tentait de porter à sa vie, son travail, sa famille. Elle devait tout de même bien voir qu’il n’était vraiment pas indifférent ! C’était peut-être maladroit mais il allait vers elle et plus il allait vers elle plus elle semblait reculer et l’éviter.

    « Ce n’est pas ce que je veux le problème. Ca me semble plutôt évident… non ? »

    Il venait à en douter lui-même au final. Est-ce qu’il s’était montré aussi attentif envers elle qu’il l’avait pensé ? Est-ce que ses intentions étaient vraiment claires ou pas ? Il n’en savait plus rien au final…
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Sam 27 Aoû 2011 - 13:35

      ]« Non, ce n'est pas évident ! »

    Nora secoua la tête en le fixant avant d'hausser les épaules pas vraiment sûre d'elle et de ce qu'elle allait dire. Pourquoi fallait-il que tout se passe si mal et qu'ils ne se comprennent absolument pas ? Oh comme elle pouvait maudire ses parents et sa condition de sang pure parfois.

      « Je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas quoi dire ou comment agir. »

    C'était la première fois qu'elle s'ouvrait à lui et qu'elle disait quelque chose qu'elle pensait réellement. C'était bizarre mais à la fois plus qu'agréable, c'était un poids en moins sur sa poitrine et encore, elle n'avait dit qu'une simple phrase.

    Il semblait tellement démuni en la fixant et presque triste si elle voyait juste. Donc c'était bien sa faute à elle, il venait de lui confirmer qu'elle n'était pas spécialement avenante et qu'elle avait simplement l'air froide et pas intéressée.

    Madame Macnair franchit les deux pas qui la séparait de son mari et se planta devant lui comme un peu plus tôt quand elle l'avait aidé à se déshabiller. Elle leva ses grands yeux bleus sur lui et esquissa un très faible sourire triste avant de poser une de ses mains sur sa joue.

      « Je suis désolée que ça ne se passe pas comme tu l'aies voulu. C'est pas que je n'ai pas envie c'est que je ne sais pas quoi faire et c'est compliqué. »

    Elle se voilait totalement la face en tentant de calmer le jeu et d'arranger les choses comme elle pouvait. Il était clair qu'elle était fautive mais que pouvait-elle faire de plus ? Se mettre à genoux et implorer son pardon tout en promettant de prendre sur elle et de se forcer à sourire à chaque seconde qu'ils passaient ensemble.

    Elle allait même lui demander s'il souhaitait faire annuler le mariage mais elle se retint d'aller aussi loin, préférant encadrer son visage de ses deux petites mains avant de venir l'embrasser avec douceur pendant quelques longues secondes.

    Ce n'était pas si désagréable et s'il pouvait sourire, alors elle aurait gagné quelques points.
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Ce message a été posté Sam 27 Aoû 2011 - 20:42

    Comme si lui savait quoi faire. Personne n’avait jamais dit que le mariage était une chose simple. Mais pour arriver à un résultat, quel qu’il soit, il fallait au moins se donner la peine d’essayer, et Thomas n’avait pas vraiment l’impression que Nora se soit donné la peine de faire le moindre effort envers lui. Sauf bien sûr, si s’empêcher de le rabrouer et de se montrer méchante était considéré comme un effort. La plus part du temps, elle n’était pas agressive, juste terriblement distante.

    Mais peut-être qu’en fait, la jeune femme avait fait ces efforts en question. Peut-être était-ce lui qui n’avait rien vu et rien compris. Lui-même avait l’impression de faire tout un tas d’efforts et de pas vers elle et elle venait de clairement lui faire comprendre qu’elle n’en n’avait pas eu l’impression. Peut-être était-ce la même chose dans l’autre sens ? Peut-être que depuis des semaines il se morfondait comme un idiot pendant que de son côté, Nora en faisait de même en attendant un geste, une attention de sa part !?

    Non…
    Non, il se souvenait clairement toutes ces fois ou il s’était donné la peine de se montré avenant, à complimenter ses robes, son odeur ou ses cheveux, toujours maladroitement bien sûr, car elle avait le don de le mettre mal à l’aise d’un simple regard, mais tout de même ! Il avait clairement manifesté son intérêt pour elle et n’avait eut droit qu’a de petits sourires polis et des silences…

    Thomas aurait pu tergiverser de la sorte encore longtemps, tout confus qu’il était de son excès d’hydromel, de vin et de bière, mais sans qu’il ait comprit comment la chose était arrivée, elle se retrouvait désormais tout contre lui, ses lèvres sur les siennes.
    Et si Nora pouvait le glacé d’un simple coup d’œil et paraitre polaire parfois, elle réussit tout de même à le faire fondre comme neige au soleil en l’espace d’une fraction de seconde.
    Il aurait bien voulu lui dire à cet instant que ça n’était pas grave, qu’ils pouvaient encore améliorer leur relation et qu’il n’était jamais trop tard, mais il était tout bonnement incapable de se décoller d’elle maintenant qu’il la sentait si proche.

    Sans trop s’en rendre compte, il vint placer une main sur les hanches de son épouse et glissa l’autre dans sa nuque, sous ses longs cheveux soyeux. Il approfondit également leur baiser, le cœur battant la chamade. Elle sentait divinement bon et ses lèvres avaient un goût de printemps.
    Même s’il ignorait ce que pouvait bien goûter le printemps en réalité…
    Tout ce qu’il savait, c’est qu’il avait l’impression d’avoir attendu ce moment depuis des lustres. Thomas fut alors intimement persuadé qu’a partir de maintenant, tout allait couler de source entre eux, que tout allait bien se passer. Il en était certain.
    Il prouverait à Julian que ce mariage n’était pas la plus grosse erreur de sa vie.

    En attendant, il n’avait juste plus du tout envie d’arrêter de l’embrasser, même si le souffle commençait à lui manquer. Tout allait bien se passer maintenant c’était certain.
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Dim 28 Aoû 2011 - 8:42

    L'embrasser et qu'il l'embrasse en retour c'était assez effrayant mais la sang pure s'y était rapidement faite. Mais malgré tout, elle ne put empêcher le sursaut qu'elle eut quand Thomas la serra contre lui en lui enserrant les hanches et la nuque.

    Tout allait vite très vite et la jeune femme paniqua légèrement quand elle comprit rapidement ce qui allait suivre. Elle n'était pas du tout préparée, ce n'était pas censé arriver tout de suite ! Elle avait voulu le réconforter et faire sa bonne épouse mais c'était trop rapide.

    Nora se dégagea un peu de son étreinte quand il quitta ses lèvres pour reprendre son souffle et leva rapidement ses yeux bleus sur lui pour tenter de deviner ce qui pouvait bien se passer dans son cerveau d'époux un peu ivre. Et ce qu'elle y vit la sidéra sur place. Il la regardait comme si elle était la plus belle chose du monde, on ne l'avait jamais regardé comme ça auparavant et ses joues s'enflammèrent en une fraction de seconde.

    Elle qui comptait lui souhaiter bonne nuit et le planter un peu sur place, ses résolutions de demoiselle un peu trop prude fondirent comme neige au soleil. Il avait trop attendu, elle n'était pas la meilleure épouse du monde et quelque chose lui disait qu'elle ne serait de toute manière jamais prête à se déshabiller devant lui et à le laisser enfin conclure ce contrat de mariage.

    Sa décision fut prise assez rapidement et après avoir déglutit bien péniblement, la sang pure posa chacune de ses mains sur les poignets de l'homme qui lui faisait face.

      « Je ne sais pas ce que je dois faire, je... »

    La fin de sa phrase mourut dans un souffle alors qu'elle relâchait ses poignets pour le laisser faire ce qu'il souhaitait. Mais elle fit en sorte d'avoir l'air bien plus avenante et ce fut de son propre chef qu'elle se colla contre lui pour revenir l'embrasser doucement.

    Il lui arrivait d'être une très bonne actrice par moment et elle en faisait la démonstration. Ce n'était qu'un mauvais moment à passer après tout et cela allait arriver cette nuit.
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Ce message a été posté Dim 28 Aoû 2011 - 14:58

    Elle répétait beaucoup ça qu’elle ne savait pas quoi faire. C’est vrai qu’elle semblait un peu hésitante, un rien mal à l’aise, novice en quelques sortes. Non d’ailleurs c’était tout à fait ça, elle était novice. Au fond c’était peut-être ça le vrai problème. Elle n’avait jamais connu aucun homme avant lui, même pour une relation platonique, et se retrouvée marier à un garçon qui avait déjà pas mal d’expérience pouvait effectivement être très intimidants. Dans sa position en tout cas, c’est ce que Thomas aurait ressentit.

    Pourquoi n’y avait-il pas pensé avant ? Était-ce si difficile de se mettre à la place des autres ? Non pas tant que ça. Pourtant la situation ne lui apparaissait clairement que maintenant qu’elle était dans ses bras. Et elle faisait des efforts il le voyait bien. Il captait une très vague réticence, un peu de traque voilà tout. Peut-être était-ce ça qu’elle attendait depuis le début ? Qu’il prenne les devants, qu’il lui montre comment faire et de quelle manière agir, elle qui ignorait tout des rapports amoureux ? Peut-être en avait-elle eu envie plusieurs fois, peut-être avait-elle souhaité un rapprochement sans trop savoir comment faire ou quoi dire. En espérant qu’il comprenne et fasse le premier pas. Et lui de même de son côté, comme un gros idiot.
    Il avait attendu un signe de consentement, le signe qu’elle lui portait au moins un peu d’intérêt. C’est sûr que s’ils attendaient après l’autre chacun dans leur coin, ça n’était pas près d’arriver…

    Enfin, tout ça était résolu à présent. Ils avaient enfin réussi à briser la glace et ils allaient pouvoir remédier à cette situation de mal aise permanant. Thomas avait hâte de voir ce que tout ça allait donner dans les semaines à venir. En même temps, il avait un peu du mal à imaginer ce que tout ça allait bien pouvoir donner. Son esprit embrouillé peinait à projeté le moindre scénario mais il avait ce sentiment d’allégresse et de poids en moins sur les épaules pour le pousser au positivisme.

    Toujours serré contre elle, il accueillit avec délectation son baiser, se réjouissant qu’elle aille vers lui de cette manière. Il la trouvait magnifique dans cette demi-pénombre où dansait la lueur des flammes de bougies. Ensorcelante même.
    Il resserra son étreinte autour de ses hanches et en profita pour se retenir de tanguer et de perdre l’équilibre. Ca le fit sourire malgré sa nervosité et il fit passer son autre main dans le bas du dos de sa femme également.

    « On… on n’est pas obligé de faire quoi que ce soit tu sais, c'est juste... si tu veux » dit-il dans un sourire qui en disait long.

    Oui parce qu’au fond, il mourrait d’envie de s’allonger avec elle et d’enfin pouvoir la goûter pleinement, mais ce qu’il souhaitait surtout, c’était un rapprochement. Pas uniquement physique donc. Ils avaient tout leur temps pour ça. Si elle se sentait prête alors évidemment, lui aussi, plus que jamais. Mais ça n’était pas la priorité. Pour l’instant, les papillons se trouvaient plutôt dans sa poitrine, et non pas dans son caleçon…
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Dim 28 Aoû 2011 - 17:17

    Il s'était encore rapproché d'elle et le vertige qu'elle ressentait venait d'amplifier drastiquement. Ce n'était pas complètement désagréable mais l'angoisse du moment, de ne pas savoir ce qui allait réellement se passer la prenait au ventre, c'était terrible d'être à ce point perdue, surtout que ce n'était pas son genre.

    Ailionora se laissa embrasser, commençant à trouver ce geste décidément simple et familier et prit sa respiration pendant de longues secondes quand il se sépara d'elle.

    Respirer serait la clé, elle baissa les yeux sur le tapis de leur chambre et ferma les yeux un instant, tentant de trouver une pointe de courage la forçant à ne pas se dégonfler. La sorcière avait parfaitement entendu ce qu'il avait dit et une grande partie de son cerveau lui murmurait d'aller dans son sens, de patienter encore un peu. Mais la plus petite part de son être lui ricanait au nez en lui clamant que si elle refusait encore une fois, la situation entre eux empirerait.

    Donc c'était très clair. Elle releva ses yeux sur son mari dans un souffle et afficha un sourire sur ses lèvres.

      « Bien sur que je veux. »

    Si là ce n'était pas clair qu'elle acceptait alors elle ne saurait pas quoi faire. Se mettre nue devant lui sans qu'il ne demande rien ? Non merci, elle l'avait déjà à moitié fait une fois et avait cru mourir de gêne. Ce serait à lui de faire le reste et de la guider parce qu'à partir de ce moment, elle avait épuisé toutes ses forces et ses idées.

      « Je suis désolée, je sais que je ne suis pas douée... »

    Et voilà qu'elle se mettait à parler, une vraie petite biche sur le point de se faire tuer, pathétique. Nora s'en voulait tellement de perdre de sa superbe de la sorte. Où était son self contrôle ? Et son port altier ? Et son assurance ? Envolés probablement.

    Elle recula d'un pas vers le lit, suivant le mouvement imperceptible de son époux et ne broncha pas quand il fondit de nouveau sur ses lèvres. Si seulement il pouvait trouver le moyen de la réconforter un minimum, elle lui en serait éternellement reconnaissante.
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Ce message a été posté Lun 29 Aoû 2011 - 19:45

    Il l’avait clairement vu peser le pour et le contre durant quelques longues secondes, ses yeux de poupées baissés sur le tapis de la chambre, et il avait gardé les siens braqués sur elle avec appréhension en attendant le verdict. Evidemment qu’il avait envie qu’elle cède, mais il avait surtout envie qu’elle cède parce qu’elle le voulait. Il voulait qu’elle veuille, c’était tout simplement ça en gros.
    Puis elle lui avait sourit, lui avait donné son accord, et en même temps qu’une très nette allégresse, le trac avait commencé à se faire sentir. Deux mois qu’il y songeait à répétition, qu’il espérait quelque chose avec elle, qu’il espérait que ce foutu mariage fonctionne par Merlin ! Et c’était enfin ce soir. Et il était saoul…
    Ironique et moyennement classe, c’était dommage. Mais il n’allait pas changer d’avis et repousser encore l’échéance juste pour ça. Ca aurait été un comble.
    Non, tant pis. Peut-être qu’il était même mieux pour lui d’avoir un bon coup dans le nez car plus ils se rapprochaient du lit, plus son cœur se mettait à battre la chamade. L’alcool ajoutait à tout cela une certaine jubilation qui vibrait dans sa gorge et sa poitrine, difficile à dissimulée. On ne pouvait pas rater qu’il était clairement ravis de cette réponse.

    Le souffle un peu court, la bouche un peu sèche, les mains très légèrement tremblantes de tension, il ne l’incita pas tout de suite à s’allonger. Tout à côté du lit, il la garda dans ses bras quelques instants encore, songeant qu’il se fichait bien qu’elle soit douée ou pas.

    « D’où peut bien te venir cette idée qu’il faut être doué en tout… ? » souffla-t-il dans un sourire un peu vague, trop absorbé qu’il était par la contemplation de ces deux immenses perles d’un bleu d’océan qui l’observaient avec un peu de crainte.

    Dans ses yeux à lui, il fit clairement passer qu’il ne fallait pas avoir peur. Au fond, il n’y avait rien de bien compliqué dans tout ça. Lorsqu’on était sincère, lorsqu’on le voulait vraiment, les gestes venaient d’eux-mêmes et l’instinct nous disait quoi faire.
    C’était son cas, plus encore puisqu’il avait plus.

    L’une de ses mains quitta les hanches de sa compagne pour remonter vers son visage. Du pouce, il effleura sa joue et suivit du regard son mouvement, louchant presque sur ses doigts qui frôlait cette peau diaphane parsemée de tâches de rousseur délicates. Il glissa sa main vers ses lèvres, descendit le long de son menton pour venir caresser son cou. Il ne s’arrêta pas là et poursuivit jusqu’à son cœur qu’il sentit clairement battre sous ses doigts. Le trac sans doute, tout comme lui.
    Il quitta enfin sa poitrine pour venir plus fermement la poser sur son ventre tandis qu’il se penchait à nouveau sur elle pour capturer ses lèvres en un baiser non pas plus intense, mais pourtant différent des précédents. Ca n’était plus simplement un échange de salive, c’était un prémisse à ce qui allait suivre, quelque chose de plus profond et de plus épicé en même temps.
    Et cette main restée au niveau de ses hanches s’en mêla enfin un peu plus. Il al fit glisser le long de ses cuisses, fatigué de n’avoir à sentir sous ses doigts que l’étoffe de sa nuisette. C’était sa peau qu’il voulait toucher, et il ne s’en priva plus. Sa main remonta ensuite par-dessous l’étoffe, lui coupant toujours un peu plus le souffle.

    A tout moment il s’attendait à ce qu’elle se rétracte, qu’elle change d’avis et lui dise d’arrêter. Il priait pour qu’il n’en soit rien et préféra ne pas y penser, l’incitant enfin à s’allonger sur le dos en travers de leur lit à baldaquin qui allait enfin remplir sa seconde fonction la plus importante après le sommeil…
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Ce message a été posté Mar 30 Aoû 2011 - 8:45

    Pour s'éviter de défaillir et de prendre la poudre d'escampette alors qu'elle sentait ses mains sur sa peau nue, la jeune femme avait préféré se concentrer sur ses lèvres et uniquement cela. Ils s'embrassaient et son but premier était de ne pas cesser quitte à faire un malaise en travers de leur lit.

    Il était sur elle et elle était sous lui, pas réellement coincée car d'une manière ou d'une autre totalement incompréhensible pour la novice qu'elle était, il réussissait à ne pas l'écraser de tout son poids. Ce qui était un exploit car il sentait l'alcool et qu'il était encore assez ivre.

    Nora tentait de s'enfoncer dans sa tête que ce n'était pas si désagréable que ça et qu'il fallait désormais qu'elle soit curieuse. Et même sans trop se forcer, ce sentiment ne fut pas dur à atteindre. Bien entendu, son trac était plus fort que tout, surtout qu'il avait réussi à se faufiler sans trop de problèmes sous l'étoffe de satin qui lui servait de nuisette.

    Et il y avait ses mains au bout de ses bras. Que devait-elle fait de ses deux grands bâtons qui pour le moment reposaient sur le matelas ? Est-ce qu'elle devait le toucher aussi ? Ou rester immobile jusqu'à ce qu'il lui dise quoi faire ?

    C'était tellement de questions pour sa petite tête sur le point d'exploser. Et dire qu'elle tentait de ne penser à rien en se concentrant sur leur embrassade. Quelle idée stupide.

    Heureusement pour son bien être émotionnel, son mari fut prit d'une envie soudaine de se débarrasser du t-shirt qu'il venait d'enfiler. Et bien entendu, ce fut elle qui du l''aider à l'enlever lui arrachant un rire discret après l'avoir vu quelques secondes la tête coincée sous le morceau de tissu.

    Probablement nerveux ce rire d'ailleurs car la suite lui arracha tout sourire, ce fut sa nuisette à elle qui fut de trop. Et elle était nue, totalement dépourvue du moindre vêtement face à son époux qui lui semblait plus grand et fort que jamais.

    Si elle avait été à l'aise rien qu'un moment pendant tout ce prélude amoureux, s'en était définitivement fini. Thomas revint l'embrasser avec plus d'ardeur cette fois, caressant ses courbes avec une envie plus dissimulée.

    Nora s'apprêtait à ouvrir la bouche pour poser une question sans queue ni tête mais une exclamation de surprise douloureuse prit le dessus la forçant à se blottir au plus près de son mari. C'était donc ça... son coeur battait la chamade alors qu'elle avait fermé les yeux avec force pour s'empêcher de le regarder ou de faire toute autre chose qui la ferait passer pour une idiote. Encore plus qu'elle n'était déjà.
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Ce message a été posté Mer 31 Aoû 2011 - 17:19

    Thomas avait goûté bien des alcools dans sa vie, lui et Julian avaient écumés pas mal de bars, de Pubs et autre endroit où la boisson coulait à flot. Il s’était donc souvent enivré du meilleur houblon, des vins d’été les plus épicés et fruités, de l’hydromel le plus sucré. Et comme il l’avait précédemment dit à son épouse, il avait connu d’autres femmes avant elle. Pas tant que ça, du moins comparé à Julian, le nombre semblait désuet. Des femmes qu’il avait aimé, d’autres moins, d’autres pas du tout. Pourtant la saveur qu’avait cet instant différait de tout ce qu’il avait déjà connu auparavant.

    Ni meilleur, ni moins bon, c’était plutôt l’instant qui revêtait un caractère particulier. Unique. Savoir que c’était son épouse, et qu’elle le resterait normalement pour le temps qu’il lui restait à vivre, savoir qu’elle n’avait jamais de toute sa vie connu d’autres hommes avant lui, savoir que pour eux deux, malgré ces deux premiers mois de cohabitations, c’était la première fois ; la magie faisait partie intégrante de leurs vies à tous mais pour le coup, le moment en paraissait plus magique encore.
    Pourtant, il l’avait redouté ce moment, un nombre infini de fois. Ca lui avait longuement trituré les méninges, le faisant pencher entre appréhension et hâte.
    Maintenant qu’il y était, ces deux sentiments s’en retrouvaient complètement balayés pour ne plus laisser place qu’à une impression d’accomplissement.
    Ce mariage tout entier s’en faisait moins lourd à porter et pour la première fois, il se surprenait à vraiment y croire. Pas juste par positivisme ou par volonté de se voiler naïvement la face pour apaiser ses angoisses, cette fois c’était sincère. Il avait commencé par maudire ce mariage pourtant, avant même de rencontrer Nora, il avait détesté l’idée avec force. Pas juste parce que c’était une idée de ses parents, qui l’y avaient forcés à coup de menaces et de chantages, mais parce que le fait de rester avec la même femme sa vie entière lui apparaissait comme quelque chose de ridiculement définitif. Il avait toujours aimé son indépendance. Il s’était de tout temps visionné en tant que célibataire accompli, marié à son baluchon.
    Et depuis quelques minutes pourtant, il envisageait les choses sous un autre angle. Ca lui faisait envie. S’encrer, fonder un foyer, toutes ces choses qui lui faisaient encore froid dans le dos il y a une demi-heure de cela.

    Peut-être était-ce l’alcool qui le faisait rêver, mêlé au plaisir de l’étreinte. C’était bien connu qu’un foie gorgé de liqueur vous faisait voir la vie en rose pour peu qu’une belle femme s’en mêle. Et celle-là était très belle. Tant pis s’il déchantait demain, sa peau brulante et ses formes presque trop parfaites le dissuadaient de se laisser aller à la moindre aigreur pour l’instant.
    Ses yeux clairs clos ou plissés de plaisir mais aussi de l’effort à fournir pour se montrer le plus délicat possible avec la jeune femme, il gardait ses lèvres gourmandes collées au fruit gorgé de vie qu’était la gorge de Nora. Epicée et fruité, comme les vins d’été…

    Ses longs doigts noueux durent martyriser le drap qui les accueillait pour convaincre le reste de son corps de calmer ses ardeurs. Il devait déguster du bout des lèvres lorsqu’il avait envie de croquer à pleine dent avec vigueur. Mais pour le bien être de la jeune femme pour qui c’était la première fois, il devait dominer ses pulsions. Et c’est ce qu’il fit jusqu’au tout dernier instant avant que dans un soupir hoqueté, tous les muscles de son corps ne se détendent. De même pour Nora, dont il sentit les ongles crispés quitter la peau de son dos.
    A partir de là, le silence reprit place, uniquement troublé par leurs deux respirations haletantes.

    Prenant enfin un peu de recule, il quitta les grandes boucles brunes dans les quelles il s’était enfuit pour poser son regard sur sa compagne, un vague sourire contenté aux lèvres.
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Ce message a été posté Jeu 1 Sep 2011 - 13:52

    La jeune femme resta immobile quelques secondes après que son mari se soit laissé tomber à côté d'elle. Elle savait qu'il la regardait mais elle même ne le voyait pas réellement, trop plongée dans ses pensées après ce qu'il venait de se passer.

    Ce qu'elle ressentait maintenant, c'était une sorte de gêne désagréable et un léger point douloureux situé dans le bas de son ventre. Elle se redressa alors en position assise sans prononcer un mot et se pencha sur le sol pour attraper sa nuisette qui semblait n'attendre qu'elle. Nora l'enfila sans quitter sa position, n'ayant pas réellement envie de se montrer encore et de rester nue plus longtemps.

    Cela fait, elle abandonna le lit conjugal et trottina aussi vite que possible vers la salle de bain sans que tout ça ait l'air d'une fuite. Pourtant s'en était une, l'envie de rester couchée dans son lit avait disparu, qu'il dorme donc et se repose, son lendemain n'allait pas être évident.

    La sorcière s'enferma à double tour et se fixa longuement dans le miroir, se focalisant sur la rougeur de ses pommettes après leurs ébats. C'était étrange cette manière qu'avait le corps de répondre quand l'esprit ne le souhaitait pas vraiment.

    Tout ce que la sang pure pensa de ce moment si intime avec son mari était que ça aurait pu être pire, elle s'était attendu à se sentit bien plus mal après coup, à avoir l'impression de se perdre elle même, mais il n'en était rien. Elle n'avait pas éprouvé de plaisir comme Keenan lui avait dit. Non, Nora avait subi en touriste, se laissant faire comme une poupée, et elle avait cette vision d'elle en horreur.

    Pourtant elle devait avouer qu'il avait été doux, pas comme elle aurait cru, il n'avait cessé de l'embrasser et de la toucher avec délicatesse, elle l'avait ressenti d'une manière ou d'une autre et cela la troublait au plus haut point.

    Ce n'était d'ailleurs pas la première fois qu'il le surprenait. Le soir de leur mariage avait été étonnant quand il lui avait posé toutes ces questions avant de la laisser se coucher libre de faire ses propres choix. Et quand elle sentait qu'il la fixait quand elle faisait quelque chose ou quand il se penchait à son oreille pour sentir son odeur et faire comme s'il s'intéressait à ce qu'elle faisait.

    Un bien étrange personnage ce Macnair, tellement différent de son père, et la brune remerciait les pères fondateurs de Poudlard pour ça. Il n'était pas froid, semblait fort maladroit mais foncièrement bon. Peut-être qu'elle ferait bien de donner une chance à tout cela et que les relations entre eux deux n'en seraient que meilleures.

    Mais pour l'instant, la serpentard prit une longue douche, assise à même le sol à ressasser ses pensées diverses et variées. Ce moment lui fut d'un immense réconfort et ce fut les idées bien plus claires qu'elle quitta la salle de bain pour se glisser au côté de son mari qui dormait probablement.

    Les cheveux encore trempés comme elle aimait tant, Nora se pencha de son côté et déposa un baiser sur sa joue avant de reculer de son côté.

      « Bonne nuit Thomas. »
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