L'innovation vient de la destruction créative [PV Ciaran]



 



L'innovation vient de la destruction créative [PV Ciaran]
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Poudlard :: Sous-sol et rez-de-Chaussée
Cleona A. Ó'Broin
Cleona A. Ó'Broin
Lutin sautillant
Messages : 413 Crédits : Honeybones ; tumblr
Age du personnage : 20 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Etudiante en deuxiéme année de Médicomagie, Service de virulogie et bactériologie magique
Faction : Héritiers
Maison : Serpentard


Rapeltout
Patronus : Demiguise : singe gracieux avec de grands yeux noirs mélancoliques cachés derrière de longs poils.
Epouvantard : Le spectre de la mort
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Ce message a été posté Jeu 7 Juil 2011 - 10:38

Le liniment commençait à bouillir dans un petit chaudron diffusant dans le cachot le parfum du macérât de Calendula. D’un geste distrait, l’adolescente éteignit le feu, et sa plume retrouva son parchemin. Elle étudiait la vitesse de fluage du ressort qu’elle utilisait pour son clown à ressort cracheur d’encre. Aussi, elle dut imposer à différents métaux des tests sous des contraintes et températures différentes afin d’optimiser son nouveau joujou. Le succès dont il avait fait l’objet lors d’un essai sur sa sœur, la poussa à lui apporter quelques améliorations dans la perspective d’un projet plus élaboré.
Raturant tout un paragraphe de son compte-rendu, les sourcils froncés, elle ré-écrit dans des termes plus appropriés ses observations avant d’ajouter sur un autre parchemin les idées qui fusaient dans son esprit. Une odeur anormale taquina ses narines. La gelée ! Dans un second chaudron, une substance gluante et noire explosa tel un volcan. Tout en jurant, l’adolescente éteignit le feu d’un coup de baguette.

- Bien joué Cléo ! Y a plus qu’à tout recommencer maintenant ! Et dire que j’avais passé une semaine à préparer cette poudre d’algues !

D’une main vive, elle rassembla ses cheveux en une longue queue de cheval comme pour ôter un peu de poids de ses épaules. Oh moins, ça ne m’a pas sauté au visage pour une fois, songea-t-elle. Elle ne s’attarda guère plus de temps sur le désastre qui venait d’éclater et de la même façon embaumait le cachot d’effluves aux accents cramés. Il lui fallait réitérer l’expérience. Ajoutant les ingrédients un à un à quantités savamment dosées, elle remuait sa potion tout en observant son aspect avec attention. Une demi-heure plus tard, elle obtint une gelée couleur miel. Celle-ci dégageait un délicieux parfum agrume. Un sourire malicieux se faufila sur les lèvres de Cleo. Deux bocaux en verre accueillirent ses deux préparations.

La cloche sonna. Le premier cours de la journée allait commencer. La jeune sorcière savoura dans un plaisir silencieux le calvaire de ses camarades se rendant au cours d’histoire de la magie. Disserter sur quelques faits culturels ou politiques, non vraiment, elle ne pouvait pas s’y contraindre. Le devoir de mémoire à l’égard du passé de son monde n’avait pas besoin qu’elle en connût chaque détail. En outre, cette matière résonnait à ses oreilles de son nom jusqu’à son apprentissage comme une mélodie soporifique. Son esprit venait à en imaginer des tombelles, funestes vestiges éparses de guerres, ou, s’en allait vagabonder vers des contrées lointaines sans formes ni âmes. Il ne devait y avoir que de grands fous pour en explorer encore aujourd’hui chaque parelle, lui semblait-il. Elle préférait de loin la découverte de nouveautés au passé. Développer, créer et réaliser à partir de rien sinon sa propre fantaisie. Et celle de Ciaran. Se relevant d’un bond, elle fronça des sourcils. Il devrait déjà être là, morigéna-t-elle intérieurement. Lâchant une expiration sonore, elle entreprit de chasser l’odeur nauséabonde de brûlé par différents sorts afin de dissiper un peu de l’exaspération que le Poufsouffle lui inspirait.

- Quel Lâcheur, cracha-t-elle quand elle eut fini.

Elle se retint de vociférer davantage à son encontre. Si ça se trouve Monsieur – lèche-bottes- de-service est tombé sous le charme de Mademoiselle Fuller, persiffla-t-elle dans sa tête. Cette pensée la fit rire tant elle était dérisoire quoique probable. Le scénario qu’elle était en train d’imaginer la divertissait et la plongeait presque dans un état second de jubilation. Il serait un sujet de raillerie s’il était vrai, ce dont Cleo doutait. En réalité, elle le soupçonnait davantage être en train d’étirer ses lèvres dans quelques sourires angéliques et mièvres au possible afin de gagner quelques points.

- Une pure et simple perte de temps en d’autres termes, conclut-elle à voix haute.

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Ciaràn O. Callaghan
Ciaràn O. Callaghan
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Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : 2ème année à Sainte-Mangouste - Pathologie des Sortilèges
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Rapeltout
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Ce message a été posté Jeu 13 Déc 2012 - 19:10

Ciaràn tomba de son lit. Une constante que ses camarades de chambres avaient finir par ne plus remarquer. Faisant simplement des paris sur le côté duquel il tomberait suivant le jour. Ils avaient donc établis que le Lundi, Ciaràn avait plus de chance de tomber du côté droit.
Il grogna, encore engourdi de son sommeil, constatant que sa chute allait juste provoquer quelques bleus de plus sur son pauvre petit corps meurtri.
Il rampa littéralement jusqu’à la salle de bain. Il croisa Iwan, sortant chercher des vêtements, la taille entourée d’une serviette. Il enjamba simplement le corps de Ciaràn en lui lançant un joyeux bonjour au passage.

Ciaràn fit l’état des lieux sous la douche, un bleu venait commençait sa formation pendant que d’autres disparaissait. Le blaireau était content que son corps soit aussi rapide à guérir. En enfilant une robe, il demanda à Iwan de le couvrir pour leurs quadruples heures d’Histoire de la magie pour lesquelles ils devaient se rendre dans une demie-heure.
« Cleo a trouvé une autre idée ? » s’informa-t-il avant de voir Ciaràn acquiescer. « Cette file te rendra folle un jour, si tu ne te tues pas avant avec vos inventions dignes de l’auteur de la bombabouse. » Cia lui envoya un sourir brillant dans le style d’une robe de Licorne touchée par les premiers rayons du soleil, avant de reporter son attention sur ses affaires qui trainaient sur son lit.
Il savait pertinemment que s’il allait maintenant dans la Grande Salle, il n’allait rien avoir de comestible et s’il ne mangeait pas suffisamment, sa journée serait monstrueuse.
Ce qui lui fit penser que Cleo n’avait sûrement mangé ce matin. Elle avait dû se lever directement, sans passer par la case déjeuner. Ciaràn émit un soupir, un jour elle lui tomberait dans les bras le visage exsangue.
Il se dirigea vers la cuisine quand la cloche sonna. Il donna une impulsion à ses pieds traînant, il avait vraiment du mal à vivre le ventre vide. Quand il gratta la poire, il vit une armada de peaux grises et de petits pagnes s’activer. Quand plusieurs d’entre eux demandèrent ce que monsieur Callaghan voulait manger, il remarqua qu’ils avaient retenus son nom. Ces adorables petites oreilles pointues, Ciaràn adorait être avec eux. Sûrement parce qu’ils lui donnaient à manger.
« Vous pourriez me donner des pains au chocolat, ainsi que des croissants. Du jus de citrouille, un pichet de lait et une autre de café, s’il vous plait ? »
Sans une réponse, ils se dispersèrent. Une ou deux minutes plus tard, ce qu’il avait demandé se retrouva dans ses bras. Heureusement qu’il n’avait pas loin à faire pour rejoindre Cleona. Cahin-caha, il transporta le tout jusqu’au cachot. Il avait du mal à avancer parce que les Elfes avaient décidé de le surcharger.

Il poussa la porte du cachot, sans qu’elle ne grince et entendit :
« Une pure et simple perte de temps en d’autres termes »

Ciaràn fronça les sourcils et déposa ce qu’il avait sur les bras en silence. « J’espère que tu ne parles pas de moi sinon je serais obligé de manger tout ce petit-déjeuner tout seul et tu sais que cela ne me déplairait pas. »
Il la regarda sursauter, puis faire demi-tour sur elle-même. Il vit ses épaules se détendre avant qu’elle ait accompli son tour, comprenant qui était la personne qui était arrivée. Il vit son sourire s’élargir quand elle le regarda. Il remarqua que quelques mèches partaient de son chignon ci et là. Il lui déposa une bise sur la joue quand elle s’approcha de lui et lui ébouriffa encore un peu plus les cheveux.
« D’abord on mange et après tu me racontes ce que tu as préparé, et ne me dis pas que tu as pas, je ne te croirais pas. Tu as vu l’heure ? Je suis sûr que la Grande Salle n’était même pas ouverte quand tu es venue ici. Mademoiselle O’Broin, vous êtes incorrigible ! » Et il éclata de rire après son imitation ratée d’une voix professorale. Il prit deux fioles vides sur le plan de travail et s’appliqua à les métamorphosées en bol. Le résultat fut plutôt une tasse avec un fond très élargi. Il ne rougit même pas, s’attendant très bien à voir Cleo se moquer de lui. Il se versa du lait avant de pousser vers elle les pains au chocolat.

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Cleona A. Ó'Broin
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Ce message a été posté Jeu 4 Juil 2013 - 12:18

Un mot. Une note. Un gazouillement heureux. Trois temps et trois bonds de lutins sautillants pour enlacer chaleureusement Ciaràn et cueillir sur sa joue un baiser léger. Elle se laissa décoiffer davantage encore qu’elle ne l’était déjà avant de s’écarter de l’adolescent, le sourcil arqué et l’œil railleur. « Pff… »  L’odeur alléchante des croissants frais taquina ses narines et avec autant de perfidie qu’un serpent se faufila jusqu’à son estomac vide pour en remuer les acides. Sentant un cri de désespoir monter  de ses entrailles, elle pinça ses lèvres dans une moue terriblement enfantine, ravala la douce mélodie du sarcasme grinçant dans sa gorge et sourit avec un repentir tout artificiel quand Ciaràn la réprimanda gentiment.  « Oui, M’sieur Callaghan, » répondit-elle tel un bon petit moussaillon. Sa tête appuya vivement son propos d’un acquiescement, puis se pencha étrangement d’un côté, dodelina de l’un à l’autre et s’arrêta sur le gauche. Lui, s’esclaffait. Elle, elle en mourait d’envie, mais jugeait bien plus amusant de l’observer d’un œil curieux, car son rire résonnait, solitaire, dans toute la pièce. S’en apercevrait-il ? Probablement. Et alors, il s’arrêterait au beau milieu d’un éclat, la regarderait avec une curiosité légèrement perplexe et, enfin, elle rirait…  Ou peut-être que non. Après tout, n’était-il pas parvenu à se trainer en dehors de son dortoir, aux cuisines puis au cachot sans remarquer le filet de dentifrice sur sa joue ? « Je me demande lequel de nous deux est le plus incorrigible », fit-elle dans un murmure. Il ne souleva pas son silence. Ce garçon ne remarque vraiment rien, maugréa-t-elle intérieurement. Haussant des épaules avec désolation à la vue de la métamorphose tout à fait déplorable de ses deux petites fioles, elle soupira. « Et ça ose faire la leçon ! Hmpf ! »

Elle sourit, le regard fixé sur le sien, avec tant de malice que nul n’aurait pu douter un seul instant que mille idées venaient de lui traverser l’esprit. Et elle ne s’en cachait pas ; il était son complice. Mais avant de partager ses intentions avec Ciaràn, elle voulait jouer. Juste un peu. Juste le temps de piquer sa curiosité, de titiller ses nerfs… juste, un peu, pour l’embêter, lui, et beaucoup pour elle, pour soulager ses petites contrariétés matinales. Car contrariée, elle l’était tout le temps contre lui… elle l’était pour des millions de petites choses… Des petits riens, qui lui semblaient être aussi grands que l’univers, juste parce que c’était lui. Là, tout de suite, elle avait envie de lui faire remarquer qu’elle préférait les croissants nature aux petits pains au chocolat, ce qu’il devrait savoir, mais qu’il oubliait continuellement... comme il oubliait que le temps passait, qu'une montre n’était pas optionnelle même pour un Callaghan et que la ponctualité, si elle n’était innée, s’apprenait. Elle aurait pu le lui reprocher, mais il était là, malgré son retard, malgré sa pantouflardise maladive de blaireau.  Il était là, tout sourire, avec un petit-déjeuner pour deux, conscient qu’elle avait oublié de prendre le sien alors qu’elle était debout depuis de longues heures déjà. C’était déjà beaucoup, mais cela lui paraissait toujours insuffisant.

Croquant dans un petit pain, elle en savoura la moelle tendre, le beurre frais, le chocolat, jusqu’à en oublier ses caprices d’enfant gâtée. Finalement, un petit pain au chocolat, de temps en temps, ce n’est pas si mauvais, pensa-t-elle, et c’est vrai que je manque de magnésium… Une interrogation naquit au milieu de son brouillon d’imagination, clignota dans ses pupilles claires et s’estompa dans un petit rire. Un de ces petits rires qui n’appartenaient qu’à elle, qui ne connaissait que trop rarement une réponse quand on lui demandait ce qui avait bien pu lui passer par la tête, encore une fois. Non, vraiment, Ciaràn, n’était pas du genre à penser autant… Finissant de lécher ses longs doigts de musicienne, elle les leva un à un pour énumérer le nombre de ses expériences et autres illuminations, fronça des sourcils, secoua de la tête, rabaissa sa main. « En fait, le sujet le plus important du jour c’est…. Roulement de tambour… le bal de fin d’année ! Il ne nous reste vraiment plus beaucoup de temps. Ce sera la dernière scène de la longue pièce de théâtre qu’auront été ces sept années à Poudlard. Il faut donc absoooooooolument qu’on fasse quelque chose de grandiose, le genre de truc qui mériterait une colle de toute une vie, mais pour laquelle ils ne pourront jamais nous punir parce que…. Nous serons diplômééééééééééééés ! » Tout en parlant, elle s’était levée, sautillait sur place, faisait de grands gestes pour mieux imager l’ampleur de ses desseins, partait d’un bout à l’autre de la salle, et dans un élan de génie, revint se planter à quelques centimètres de Ciaràn. « Oh, et bien sûr, la dernière semaine, c’est farces et attrapes plus, plus, plus… PLUS ! » Elle fit le signe de l’addition avec ses doigts, repartit d’un bond à l’autre bout de la pièce, prit en main une fiole les yeux scintillants. «Et CA ! Ça, c’est juste sublime ! La consistance est parfaite, visqueuse juste comme il faut, et dans mon clown à ressort ça te splashe  à la figure, blurp, juste comme il faut ! Testé et approuvé sur Nora ! J’ai amélioré le mécanisme de la chose ce matin, de vrais petits diablotins ! Des merveiiiilles ! Ensuite, ensuite ! Ah attends ! » Elle posa sa fiole sur la paillasse, pivota sur ses talons, revint sur ses pas, se pencha sur Ciaràn et de son index frotta sa joue pour en ôter le dentifrice. « Oups, » lâcha-t-elle, avant de se retourner et de reprendre. « Pour  en revenir au bal, des idées ? Je te rappelle tout de même le thème de la soirée, juste au cas où tu l’aurais oublié : c’est l’Antiquité… ou un truc comme ça, enfin, tu vois l’idée, on sort le clairon ! » Elle allait prendre son instrument, mais se ravisa et attrapant une lingette imprégnée de liniment, essuya l'encre de ses doigts. Oups, oups, oups… C’est que le blaireau était sacrément bien barbouillé…
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Ciaràn O. Callaghan
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Ce message a été posté Dim 14 Juil 2013 - 21:40

Ciaràn plissa les yeux quand il entendit le rire de Cleo par dessus le son que produisait l’avalement de son pain au chocolat. Il ne savait pas si elle se moquait de lui, ou si elle avait juste envie de rire pour x raison qui lui était propre. Il pencha imperceptiblement la tête, parcourant des yeux le visage de son amie. Il se donnait encore un couple de secondes pour comprendre et il hocherait l’épaule dans un signe de renoncement.


Il hocha l’épaule et finit de boire ce qu’il avait dans la main avant que son attention soit retombée sur ce que cachait le corps de Cleona. O’Broin, O’Broin, qu’est-ce que tu tambourines, de tes longs doigts que tu agites comme ça ? Le flot de paroles se lança sur Ciaràn, il se tint à la chaise la plus proche, s’en servant comme ancre, résistant sous les coups de boutoir de la marée. Laisser pénétrer le port de son esprit par les vagues plus calmes de Cleona. Un raz-de-marée, la tempête Cleona qui s’époumonait dans les entrailles du château. Elle se ficha devant Ciaràn, revêtant une fois de plus son habit de lutin sautillant.
Néanmoins, les idées de Cleo, balancées avec autant de délicatesse sur le blaireau à demi dans les vapes, commençaient à faire leur chemin. Et Ciaràn, sentant pousser en lui les graines de la plus pure diablerie, acheva sa transformation quand Cleona lui enleva quelque chose sur sa joue. Dentifrice, chocolat, il ne fit pas plus attention qu’il regardait une mouche voler à travers la grande salle  pour aller se poser sur la table des professeurs.
« L’Antiquité hein ? Tu veux dire, des gens en toge, à moitié tounu, des gens qui veulent boire du vin, qui veulent manger du raisin et qui seront en train de danser sur de la musique de l’époque ? »
Ciaràn voyait bien où elle voulait aller, mettre les petits plats dans les grands. À vrai dire, ils ne s’étaient pas entraînés pendant 7 années complètes et en travaillant pendant les vacances pour tout laisser tomber à l’eau le dernier jour. Surtout, comme elle le précisait si bien, on serait libre dès le lendemain.
Antiquité, antiquité. La peinture, l’art. Aristote, Socrate, et autres magiciens pensants. Tous en toge, tous en train de prendre des bains publics.
« Attends, la déco, ça sera des colonnes, des trucs en forme de temple et tout. Donc, si on fait quelque chose avec la déco, du style qu’on fait pschiit de ton truc un peu partout. Ou alors, alors on salit les costumes de tout le monde. OU ALORS, Cleo écoute moi, on met un truc dans la bouffe. Genre on traine dans les cuisines pendant que les elfes font le manger du soir et hop on glisse une potion qui fait que tout le monde se retrouve avec une barbe blanche et une tablette de cire. Et ils ont tous une voix grave de magicien antique. Tu penses pas que les magiciens de l’époque avaient tous une voix super grave et qui portait bien ? »

C’était maintenant à son tour de se retrouver à faire les cent pas et être plongés dans ses pensées. Les mêmes qu’il disait à haute voix à l’instant. Peinturluré comme il était, il apparaissait vraiment comme outrageusement sorti de son lit.
« Cleo, cleo. Il faut qu’on aille à la bibliothèque, pour trouver un moyen de faire ça. Enfin, si t’es ok. Faut que tu ranges ton bazar. Et qu’on perde pas de temps. On se souviendra de nous dans 50 ans si on réussit, je te jure, on aura notre tête sur un mur tellement que ce sera bon ! »

Il s’agita, commençant à ranger les affaires de Cleona, se prenant un coup de la part du clown. Il s’arrêtant quelques secondes. « Et si … Non, c’est pas possible. Mais en même temps, ça serait génial. Tu crois que c’est possible de faire plein de petites boites comme ça, on les met sur les tables, et ça serait des petits angelots qui essaient d’attraper des gens pour leur faire des bisous plein de ton visqueux ! »

Et là, par Merlin, Ciaràn venait de mettre la main sur quelque chose.

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